Ms. cit., fol. 64-, col. b
8. Tel celui qui est contenu dans le cod. lat. 4^76 de la Bibliothèque Royale de Munich .
4« Bibliothèque Royale de Munich, cod. lat. njSôi,, fol. 125, col. d. 5. Bibliothèque Royale de Munich, cod. lat. ig55i, fol. 67, col. d.
^ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE
Tu melius scribe, qui dixeris hoc fore vile. Si melius fueriV, plus tibi laudis erit.
Nous possédons par ailleurs, manuscrites1 et imprimées2, les Questions authentiques de Buridan sur la Physique d'Aristote ; nous les pouvons donc comparer à la rédaction conservée par le manuscrit de Munich.
Le R. P. J. Bulliot avait bien voulu, à notre demande, faire, pour les deux premiers livres, cette comparaison ; il nous écrivait :
« Dans les deux premiers livres, la Physique contient identiquement les mêmes questions que l'imprimé, sauf, en plus, une question purement métaphysique, de objecto Physicœ, vers le début du premier livre. Mêmes arguments dans l'ensemble, souvent plus complètement développés dans le manuscrit. La rédaction est différente. »
Le manuscrit de Munich nous présente donc bien les Questions que Jean Buridan avait discutées sur la Physique d'Aristote ; mais il ne nous donne pas la rédaction même du maître ; il nous offre seulement la rédaction d'un élève.
Cet élève n'est point nommé. Peut-être pouvons-nous, sinon suppléer à ce silence, du moins désigner celui qui avait rapporté de Paris ces Questions sur la Physique.
Le manuscrit de Munich, en effet, les place aussitôt après une nouvelle traduction des Physiques d'Aristote, dont l'auteur est maître de Oyta, docteur en Théologie3; celui-ci acheva cette version à Prague, en 1383.
Or Henri de Oyta nous est connu.
Henri Totting de Oyta commença ses études à Erfurt4; lorsqu'il vint à Prague, en 1355, il n'était pas encore maître en Théologie ; à Prague, il reçut ce titre et, en 1362 et en 1366, nous le voyons, dans cette ville, jouer le rôle de cursor Theologiœ.