Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. n
2. Acutissimi philosophi reverendi Magistri Johannis Buridani Subtilisime questiones super octo phisicorum libros Aristotelis diligenter recognitc et revise A magistro JohaniNe dullaert de gandavo onteanusquam impresse. Venum exponuntur in edibus dionisi roce parisius in vico divi Jacobi sub divi martini intersignio. Golophon : Hic finem accipiunt questiones reverendi magistri Johannis buridani super octo phisicorum libros impresse parhisiis opéra ac industria Magistri Pétri le dru Impensis vero honesti bibliopole Dionisii roce sub divo martino in via ad divum Jacobum Anno millesimo qningentesimo nono octavo calendas novembres.
3. E.rplicit nova translatio Phi/sicorum magistri de Oyta, excellent issimi doctoris in theologia, in die sancti Michaelis anno Ixxxiij Prage Jinita. Johannes Verniger (Bibl. Royale de Munich, cod. lat io,55i, fol. 3i, col. b).
4. P. IIeinricii Denifle, Die Univers itdten des Mittelalters bis îftoo. Erster Bnnd (seul paru). Die Entstehung der Univers itdten des Mittelalters bis i^oo. Berlin, i885, pp. 5o2-5q3.
l'astronomie PARISIENNE. — II. LES PHYSICIENS 133
Plus tard, il se rendit à Paris pour y poursuivre ses études ; en 1377, il se trouvait dans cette ville; en effet, durant cette année, Gérard de Pelikem demande à la Nation Anglaise 1 qu'elle admette à sa fête, avec les autres maîtres, Henri de Euta (sic) et Jacques de Gracovie, bien qu'ils ne soient pas maîtres de Paris ; comme les novices, ils paieront un franc pour leur béjaune (in bejanio).
A partir de ce moment, la Nation Anglaise semble adopter ce maître étranger.
Le 11 janvier 1378, il est joint2 à une députation que la Nation envoie à l'évêque de Paris.
Le 22 avril 1378, la Nation consent 3 à porter Henri de Oyta, Magister in Praga, sur le rôle annuellement envoyé au pape, sous condition que cette inscription ne portera préjudice à aucun maître parisien.
Le 12 septembre 1380, sur la demande de Henri de Oyta, qui était chanoine d'Osnabruck, la Nation envoie 4 une supplique à l'évêque, au prévôt, au doyen et au chapitre d'Osnabruck pour que notre chanoine reçoive de nouveau sa prébende qui avait été supprimée.
D'après le Catalogus licenciât or um in Theologia, en 1380 (1381), Henri de Oyta recevait, à Paris, le titre de licencié en Théologie 5.
En 1381, notre licencié quittait Paris pour regagner l'Autriche6. Il avait, d'ailleurs, à Paris, laissé des amis fidèles ; le 17 février 1389, un certain Georges de Rain écrit à F Université de Vienne au sujet du différend qui met aux prises l'Université de Paris et l'ordre des Frères Prêcheurs ; il en prend occasion de se rappeler au souvenir de maître H. de Oyta7.
Il est permis de penser que les reportât a où se reflétaient les Questions sur la Physique discutées par Jean Buridan, avaient été rapportées en Autriche par Henri de Oyta. Peut-être aussi avaientelles été recueillies à Paris, comme les Quœstiones in par va naturalta, par Albert de Ricmersdorf.
Quoi qu'il en soit de ces suppositions, nous sommes désormais assurés que certaines séries de Questions, données sous le nom de Jean Buridan par les manuscrits de la Bibliothèque Royale de
1. Denifle et Châtelain, Auctarium Chartalarii Ihiinersitatis Parisiensis. Liber procaratorurn Nationis Angticanœ, t. I, col. 627.