II. LES PHYSICIENS
fixes ; les trois sphères suprêmes impriment respectivement aux astres le mouvement diurne, le mouvement de précession des équinoxes imaginé par Hipparque et par Ptolémée, et le mouvement d'accès et de recès attribué à Thâbit ben Kourrah. Cette manière de voir est tout à fait conforme à celle des auteurs des Tabulas régis Alfonsii. Albert de Saxe ne parait pas mettre en doute la réalité du double mouvement de précession et de trépidation attribué par ces auteurs aux étoiles fixes et aux auges des planètes. Les astronomes de Paris qui furent ses contemporains, tel Jean de Connaught dit Jean de Saxe, lui donnaient, d'ailleurs, l'exemple de la foi en ce système.
Pour terminer cet exposé de l'enseignement d'Albert de Saxe, ajoutons qu'il consacre une question entière 1 à réfuter les raisons par lesquelles Guillaume d'Auvergne, Vincent de Beauvais, Gampanus, avaient tenté d'établir la nécessité d'un Empyrée immobile ; cette réfutation l'amène à rejeter l'existence de tout ciel fixe au dessus des sphères mobiles admises par les astronomes.