‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 91 sur 287 · Ysnelment = vite · texte numérisé non relu

Ysnelment = vite

4- Le ms. porte : « Et ne sout pas meues... » ; nous croyons à une erreur du copiste.

i/ ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

Le même passage contient encore ceci :

« Par aventure que les astrologiens de ce temps [du temps d'Aristote] mettoient que le Solail,, Vénus et Mercure estoient touz en un meisme ciel pource que il font leur cours en un meisme temps.

« Et semble que ce dit soit raisonnable, et que une meisme intelligence soit approprié à ce Ciel total et le mouve du mouvement commun à ces trois planètes.

» Mes oncor ce ciel total est divisé en autres plusieurs cielz parcialz qui sont comme membres de luy, auxi comme la VU Ie est membre de tout le Ciel. »

Dans ces phrases quelque peu énigmatiques, il faut peut-être voir, nous l'avons dit ailleurs une adhésion de Nicole Oresme à l'hypothèse proposée par Héraclide du Pont pour figurer le mouvement de Vénus et de Mercure ; de curieux dessins, que nous avons reproduits, nous ont prouvé, d'ailleurs, que l'on connaissait cette hypothèse à Paris, au temps où Nicole Oresme enseignait.

MARSILE D'iNGHEN

Nous avons entendu Albert de Saxe discuter les objections que Jean Buridan avait opposées à l'existence des épicycles ; nous venons de voir Nicole Oresme se rallier à une opinion du même Buridan et révoquer en doute l'existence d'une sphère céleste chargée de communiquer à toutes les autres le mouvement diurne. Ces deux exemples nous assurent que l'enseignement du philosophe de Béthune retenait fortement l'attention des physiciens de Paris.

Cet enseignement avait exercé une très vive séduction sur l'esprit de Marsile d'Inghen. Au cours de l'une de ses Questions sur le De generatione et corruptione d'Aristote, Marsile, après avoir exposé une certaine doctrine, s'exprime en ces termes 2 : « Et quia

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