Qu'il cite en note
5. Par exemple, il avait rapporté le passage (1. 54 et suiv.) Ut dirum nomen latronis laceam, à L. Vestinus, comme ce qui précède. Il s’est aperçu ensuite, éclairé par la lecture de Colonia, que ce passage s’applique à Valerius Asiaticus. — Quant à la 3° édition de Brotier, celle de 1796, je ne la connais pas.
6. Je ne vois à signaler comme erreur de lecture que Lugduno (p. Luguduno), 1. 69. A la ligne 57 l’omission de beneficium (benificium) est imputable sans doute au typographe.
NPD ES
ment, puisqu'elle fournit juste le nombre de lettres nécessaire pour combler le vide. En outre, il corrige l'une des deux fautes évidentes du graveur, adcensus (ligne 77), par ab censu, qui est, sinon la meilleure correction, du moins une correction meilleure que celle de Juste Lipse, a censu. Brotier réalise donc un progrès notable au point de vue de la critique verbale. Son commentaire exégétique, même en seconde édition, est médiocre, insignifiant. Une remarque naïve semble indiquer qu’il n’a pas soupçonné le nombre et la difliculté des questions qui restaient après lui à résoudre: « In hac oratione omnia satis plana et
aperta ».
14. En dehors des éditeurs de Tacite, la Table Claudienne intéressa de bonne heure les juristes et les épigraphistes. Dès 1583, Brisson la reproduisait, parmi les orationes principum, dans son livre De formulis et sollemnibus populi Romani verbis, p. 300 et suivantes, en capitales, sans indiquer les fins de ligne, d’après la copie en capitales de Paradin, avec une seule correction légère, imp au lieu de àm, à la ligne 83. Brisson a dit témérairement que le discours était presque entier, integra prope Claudii Caesaris oratio ; mais il a bien vu que nous n’avons qu’une table en deux colonnes: Prima tabulae illius pagina. Alterius paginae verba... — Dans l’Auctarium par Juste Lipse de l’ouvrage posthume de Smettius, Inscriptionum antiquarum.… liber, Leyde, 1588, p. 23-24, la T'abula aerea, Lugduni, quae Claudii Imp'" orationem continet super civitate Gallis danda, est reproduite ex Brissonio, avec la correction caractéristique imp..., adoptée par le même Juste Lipse dans ses dernières éditions. — Quelques années plus tard, Gruter se servit, en même temps que de Smettius-Juste Lipse, de Paradin, qu'il cite formellement et qu'il reproduit fidèlement, respectant la division du texte en lignes. I lui donne ce titre: T'abulae aereae duae Lugduni erutae ad latus aedis S. Sebastiani' C19 19X XVIIIT, quae Claudii Imp. orationem continet? super civitate Gallis danda. C’est à lui qu'Ernesti emprunta ce titre pour le donner à la copie de Juste Lipse. Dans l'édition de 1616%, Inscriptionum romanarum corpus absolutissimum, p. DIT, il n’y a pas de notes ; dans la réédition de 1707 par Graevius, Inscriptiones totius orbis Romani, 1, même page, il y a une note critique sur ad census : « Legendum videtur a censu»,sans nul doute inspirée directement ou indirectement par Juste Lipse, et quelques brèves notes historiques. — Enfin Gutherius, De officiis domus Augustae publicae et privatae libritres, Paris, 1628, p. 129, donne un bon résumé du récit de Tacite, constate que sa version élégante du discours est bien différente de la version épigraphique, comme cela résulte ex tabula aerea in qua incisa est, et reproduit celle-ci, quam integram hic subjicio, d’après le recueil de Gruter, auquel il renvoie, mais avec trois variantes qu'il n’annonce pas, l'une mauvaise, quot au lieu de quod (1. 6), les deux autres conformes à l'original, in... au lieu de imp... (1. 33) et palaestricum au lieu de palestricum (1. 55). Cette copie est en capitales, sans égard aux fins de ligne.
1. Gruter est le prémier, à ma connaissance, qui désigne ainsi le lieu de la découverte ; désignation fort inexacte, caf la chapelle Saint-Sébastien, ancienne recluserie, était au sommet de la montée du même nom ; voir J.-B. Martin, Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1909, II, p. 396.
2. Sic. La faute d'impression n’a pas été corrigée dans la réédition de Gruter par Graevius ; mais Ernesti l’a corrigée pour son compte.