‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 39 sur 126 · Ibid., n°8 4 et · texte numérisé non relu

Ibid., n°8 4 et

sion de mentionner d’autres ouvrages de Hardy.—Je n'isnore pas, mais je pourrais négliger, l'article de E. Grupe, Ueber die Oratio Claudii de iure honorum Gallis danda! und Verwandtes, dans Zeitschrift der Savigny-Stiftung für Rechtsgeschichte, XLIT, 1, 1921, p. 31-41. L'auteur prétend démontrer, au moyen de rapprochements insignifiants ou erronés, que Sénèque, dans le Ludus de morte Claudii, a parodié le discours de Claude. Et c’est à peu près tout, malgré l'apparence du titre.

418. Avant depasser aux historiens de Lyon et à ceux de la Gaule romaine, il convient de mentionner la monosraphie de Claude qui constitue le premier volume (Claudius und seine Zeit) du livre de H. Lehmann, Claudius und Nero und ihre Zeit, Gotha, 1858. Aux pages 285-290 de ce volume, l’auteur donne d’abord un abrégé de la narration de Tacite, qui serait bon, si les primores Galliae Comatae n'étaient appelés inexactement « la noblesse de la Gaule transalpine ». Que Lehmann n'ait pas vu de quels Gaulois au juste il s’agissait, le titre marginal de son alinéa l'indique d’ailleurs nettement: « Gall. Narb. erhält d. Ius honorum », la Gaule Narbonnaiïse obtient le lus honorum. Le texte de la Table Claudienne, des Tabulae Lugdunenses, comme dit Lehmann, ne figure ni dans ce passage ni dans l’appendice, Urkunce zur Geschichte des Drusus und seine Familie, $ XIL: Claudius Regierung. Nous ne trouvons dans ce passage que deux traductions en allemand, l’une du discours authentique, l’autre du discours refait par Tacite, celle-ci à la place d'honneur, celle-là reléguée en note. Ces traductions, en particulier celle de l'original, sont très exactes. Sur le texte de la Table Claudienne, l’auteur ne fait aucun contre-sens, pas même celui que presque tous les traducteurs et commentateurs ont fait, nous y reviendrons ?, sur quam paenitet Persicum.. legere (1. 64). II marque intelligemment * un alinéa avant les mots qui rendent Zam si narrem bella(1l.37). Le discours du prince, achève-t-il, ne rencontra aucune opposition. Les Gaulois obtinrent ce qu’ils demandaient ; les Éduens furent nommés les premiers dans le sénatus-consulte. On reconnaît dans cette dernière affirmation une erreur de Zell4, que Lehmann ne cite pas. En deux autres passages du volume, page 5 et 75, le reproche est adressé à Claude d’avoir manqué dans son érudition historique de sens critique. — La monographie plus récente d’Adalbert Ziegler, Die Regierung des Kaïsers Claudius IT, mit Kritik der Quellen und Hilfsmittel, six programmes de Kremsmünster, 1879, 1880, 1881, 1882, 1884, 1885, qui répond d’ailleurs très insuffisamment aux promesses de son titre, nous fournira peu de chose pour notre commentaire. Celle de Groag, Claudius, dans Pauly-Wissowa, Real Encyclopaedie, XII, col. 2778 et suivantes, quelque substantielle qu’elle soit dans son ensemble, ne contient pour nous qu'une brève analyse et une bibliographie sommaire du discours de Lyon °.

19. Tandis que les historiens de Lyon nous ont fourni, pour les trois siècles précédents, la plus grande part de la bibliographie, ils ne nous donnent presque rien pour le dix-neuvième. Nous avons pu sans injustice négliger de mentionner à sa place chronologique Clerjon, Histoire de Lyon, X, 1829, p. 229 et suivantes. Il en est encore pour l'interprétation et pour la traduction à Colonia 5. Nous avons men-

1. Danda ne doit pas être une faute d'impression, car cette forme, ce solécisme, revient dans le texte de l’article. 2. Ici, n° 19, à propos d’Ernest Desjardins, et IIIe partie, $ ITI, n° 13.

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