Répété dans l'Histoire monumentale
PSE
incomplète. Incomplets aussi et pour la même raison, les fac-simile avec réduction au 108, réduction excessive, de Boissieu d’après la gravure de Fugère; de Comarmond d’après celle de Chevron, celui-ci reproduit par Monfalcon dans sa réédition de Spon et dans son Histoire monumentale ; et d'Auguste Bernard. Boissieu, outre son fac-simile, donne un échantillon de l'original en grandeur naturelle. La gravure de Chevron revue et complétée par Séon après le nettoyage de 1868 a fourni les fac-simile de La Saussaye, d’Advielle-Vachez dans la réédition de Nicolay, et de Florian Vallentin’. Allmer annexe un fac-simile sensiblement plus grand que celui de Chevron-Séon, mais incomplet presque autant que celui de Chevron, dans son atlas des Inscriptions de Vienne ; un autre fac-simile, complet, mais réduit au 7e, dans ses Inscriptions antiques de Lyon?. Hübner, dans ses Exempla scripturae epigraphicae latinae, p. 279, n° 799, figure un échantillon de la Table Claudienne, les lignes 60-62, réduites seulement au quart, d’après un estampage qui doit être celui de Mommsen mentionné par Ritschl5. Il existe au Musée de Saint-Germain # une galvanoplastie intégrale, «qui n'offre, quant à l’aspect même, aucune différence apparente avec l'original de Lyon », affirme Desjardins °. Monfalcon nous apprend © qu'il s'était promis de faire photographier la Table, quand elle serait transportée du rez-de-chaussée au premier étage, et que l’imprimeur Louis Perrin avait proposé de couler du métal de caractères typographiques dans le creux des lettres, afin d’obtenir un cliché sur lequel on eût tiré une série illimitée de fac-simile parfaitement fidèles. Ni l’un ni l’autre projet ne fut réalisé. — J’ai défini dans la préface le fac-simile qui accompagne le présent travail. |
1. n’y a évidemment qu'une Table Claudienne, quoique la plupart de nos auteurs au seizième siècle, presque tous aux dix-septième, au dix-huitième ? et au début du dix-neuvième, beaucoup encore depuis, quelques-uns même parmi les plus récents, se servent, comme s'il y en avait deux, du pluriel pour désigner ce monument. L'erreur se conçoit de la part de ceux qui, ayant vu l'original, n’ont pas pu ou n’ont pas su le regarder assez attentivement. Leur inattention a été dupe d’une apparence. Car la table
unique est en deux morceaux, avec deux colonnes d'écriture, deux morceaux approximativement égaux
de surface et pareils de forme, portant chacun, à très peu de chose près, une colonne d'écriture. Donc nous concevons qu'au lendemain de la découverte Bellièvre et ses collègues s’y soient trompés, que l’un ait cru proposer, que les autres aient cru accepter l'achat de « deux grandes tables d’areyn ». Ils n'avaient pas eu le loisir ni peut-être le moyen de bien voir. L'erreur est concevable aussi de la part de ceux qui,
1. Je ne saurais dire d’où provient le fac-simile de la 2° colonne inséré par Jullian dans Gallia, p. 172.
2. Reproduit dans Lyon en 1906, Les Musées de Lyon, p. 39, mais réduit aux trois quarts, donc au 10° environ de l'original.