‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 49 sur 126 · Adopté par Saint-Aubin · texte numérisé non relu

Adopté par Saint-Aubin

4. Geschichle der rômischen Slaalsverfassung, Halle, 1840, p. 326, note 3. 5, Allmer et Dissard, Inscriplions antiques, 1, p. 74.

vainement tenté de sauvegarder adcensus dont il voulait faire le participe d’accendere. Mommsen la défendu aussi !, mais en lui donnant une tout autre valeur, celle de missus ad census, censitor ; il invoque l'analogie de certaines locutions où entre une préposition avec son complément, jouant le rôle de substantifs, proconsule, ab epistulis, quelques-unes même devenant substantifs, proconsul, propraetor, exactus (de ex actis) ; mais, outre que celle-ci serait sans exemple, elle rendrait difficile et bizarre, sinon impossible, la construction de la phrase ; il faudrait construire: cum adcensus avocatus esset novo tum opere... ad bellum, « bien que, censiteur, la guerre l’eût détourné d’une opération alors nouvelle ». Juste Lipse a déjà reconnu la faute et proposé de lire a censu, conjecture excellente pour le sens, maïs qui a l'inconvénient épigraphique de sacrifier deux lettres. Celles de Brotier, ab censu, et de Nicbubhr et Zell, a census, sont meilleures, celle-ci ne sacrifiant qu'une lettre, celle-là n’en sacrifiant qu’une totalement. Mais la conjecture parfaite est celle de Haase et Nipperdey, ab census, qui se borne à transformer le d en b.

Mommsen ? a essayé aussi de conserver appellitatus : il change et qui précède en est, de sorte que est a duce suo Caelio ita appellitatus forme une proposition indépendante en parenthèse dont le sujet est à tirer de montem Caelium. Mais cette conjecture impute à Claude une incorrection, car la grammaire exiserait alors eius au lieu de suo. Il y a bien dans le contexte ultérieur (1. 56 et suiv.) un manquement analogue à la règle, mais beaucoup moins choquant, parce que c’est le sujet de la principale qui est représenté dans la subordonnée par le possessif: ante in domum consulatum intulit, quam colonia sua. consecuta est*. L'erreur appellitatus, longtemps inaperçue ou négligée, a été vue et corrigée d’abord par Niebubr, estimant qu'au parfait ici nécessaire appellitavit le graveur avait substitué le participe passé sous lin-

fluence d’appellatus, également précédé d’ita, qui vient à la ligne suivante. Nos premiers témoins firent

mieux encore: sous la même influence, Champier et Paradin, dans sa plus ancienne copie #, substituèrent appellatus à la forme itérative appellitatus. On a remarqué que Tacite emploie la forme itérative dans un passage des Annales® où il parle du même fait, montem eum.… Caelium appellitatum a Caecle Vibenna…. C’est ce rapprochement sans doute qui a suggéré l’idée d’une autre correction, laquelle n’a du reste point prévalu, etne méritait pas de prévaloir, contre celle de Niebuhr: Haase écrit: montem Caelium occupavit et a duce suo Caelio îta appellitatum, conjecture qui réclamerait logiquement la suppression de et, lequel s'explique mal même en lui donnant le sens de etiam.

Quant aux autres fautes signalées par Allmer et qu’il essaie de distribuer entre le graveur et l’auteur,

1. Zur Rede des Kaisers Claudius, Aans Rheinisches Museum, IX, 1854, p. 443.

2. Ibid. et Annali dell Istitulo; 1853, p. 63. — Faut-il mentionner la divagation encore plus conservatrice de Gôttling, ouvr. cité, p. 232? El (—cliam) a duce suo ila (= Servius Tullius) appellitatus.. Si son chef lui a déjà donné, avant son im= migration à Rome, le nom de Servius Tullius, comment Claude peut-il dire que Mastarna le prend après son arrivée à Rome ? Et d’abord, pourquoi son chef étrusque lui aurait-il donné un nom latin ? Et enfin les témoignages de Varron, L. L., V,46,et Tacite, Ann., IV, 65, montrent qu’il ne peut s’agir que du nom de la montagne. Montem... Querquetulanum.… Caelium appellitatum a Caele Vibenna, dit Tacite.

3. L'emploi serait correct, si la proposition temporelle était intentionnelle, si l’antériorité avait été voulue par le sujet de la principale. Je ne crois pas que la note de Nipperdey-Andresen à ce passage soit bien exacte : « In Nebensätzen richtet sich das Pronomen ôfter nach dem Subjekt des Hauptsatzes ». :

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