‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 67 sur 126 · SAT IN · texte numérisé non relu

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9. Ritter : « Sermonem esse de coloniis vel ex vocabulo deduclarum palel ».

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et pour Camulodunum t: Colonia Camulodunum valida veteranorum manu deducitur. L'ancien usage est nettement opposé à l'usage nouveau dans ce troisième passage? : Non enim, ut olim, universae legiones deducebantur cum tribunis et centurionibus et sui cuiusque ordinis militibus…, sed ignoti inter se, diversis manipulis… repente in unum collecti. De tout temps la loi avait permis aux délégués du peuple romain pour la fondation d’une colonie d'y faire citoyens un certain nombre de pérégrins, indigènes ou autres #. De même dans les colonies militaires de César et d’Auguste ou dans quelques-unes d’entre elles, un appoint de citoyens fictifs fournis par les meilleurs éléments de la population locale renforça le contingent des citoyens réels, additis provincialium validissimis. En apparence ce furent des colonies de légionnaires, specie deductarum legionum, en vérité ce furent des communautés mixtes. Les guerres civiles avaient fait périr une foule de citoyens, dépeuplé la cité; ces fictions juridiques servirent à combler les vides, remédièrent à l'épuisement de l’empire romain‘, fesso imperio subventum est5. Les colons véritables étaient cives optimo iure, puisqu'ils avaient été légionnaires à une époque où l'Italie seule recrutait ses légions. Les indigènes que la fiction leur assimila le furent aussi et différèrent en cela des indigènes auxquels, dans les colonies de l’ancienne république, la cité complète n’était accordée qu'après un stage comme cives sine suffragio. Tacite fait donc parler Claude, et Claude avait sans doute parlé lui-même, de la propagation du ius honorum au moyen des colonies militaires provinciales.

Propagation individuelle et non collective. Ces indigènes, provincialium validissimi, qui s’agrégeaient au noyau des vétérans, étaient une élite, non une masse ; ils étaient choisis singuli viritim . La propagation individuelle, depuis qu’elle ne pouvait plus s’exercer en Italie, s’exerçait toujours dans les provinces, même en dehors des colonies militaires. «Num paenitet », demande Claude chez Tacite, « Balbos ex Hispania nec minus insignes viros e Gallia Narbonensi transivisse ? ». Où ? In civitatem nostram, évidemment ?. Ces Espagnols, ces Gaulois de la Narbonnaïse, d’autres encore sans nul doute, comment étaient-ils passés de leur cité dans la cité romaine ? De même que les délégués du peuple deducendis colomiis, des magistrats extraordinaires, le dictateur Sylla, le dictateur César, les triumvirs, des généraux, Pompée, César encore proconsul, en vertu des pouvoirs à eux conférés par le peuple souverain, octroyèrent la cité romaine à des pérégrins . Ce fut Pompée qui l’octroya aux deux Balbi, l’oncle et le neveu, Balbus maior et Balbus minor*. Le dictateur César et les triumvirs ne se bornèrent pas à faire des citoyens optimo

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