Cum silvis commnnionibits
4. 3, 57, f. Bivelins: 3, 59, f. Spennella; 3, 60, f. Ibocclis; 3, 64, f. AUidiamis Toviavis; 3, 67-8, f. Houdelius Glitianus.
5. Outre les fonds précédents, voir, 4, 85, le f. Antoniamis CoUianux Vnlerianus Cornelianus cum comm. [Albcnsis et Mnrlius); 5, 21, /. Vnrmininnus Precele cum jure Appennini Areliasci et Caudalasci et communionibus (Domilius et Eboreus). Voyez ici p. 44.
62 LA TABLE HYPOTHECAIRE 0E VELElA.
biens doivent leur être immédiatement voisins. En outre, le communal est une terre d'usage dont la propriété éminente appartient à une collectivité organisée, les communiones partagent la condition du fonds. Que celui-ci soit objet de pleine propriété ou soit soumis au vectigal, elles ont le même régime que lui. Les communiones sont donc les terres incultes dont les fonds ont la possession ou la jouissance perpétuelle commune i.
Au milieu d'un pays de montagne où le petit bétail devait apporter à la propriété des ressources que la seule culture ne lui permettait pas d'espérer, il esf naturel qu'on ait au voisinage du fonds les pâturages qui en sont l'annexe nécessaire. On pourrait même s'étonner de ne pas trouver plus souvent ces communiojies attenantes aux terres. En réalité, la petite propriété, toujours ardente à défricher le sol, a détruit ces pacages forestiers qu'elle avait à l'origine auprès d'elle. Souvent, dans l'inscription de Veleia, le fonds de nom romain est associé en une unité à un autre de nom indigène. Au moment où fut établi le premier cens, ce dernier était inculte. Voisin des champs, il était leur annexe nécessaire. Le bétail des possesseurs limitrophes venait paître sur lui. Peu à peu, au lieu de le conserver jalousement indivis, les fonds en accaparèrent une partie. Enfin, quand la petite propriété en vint à se concentrer, quand un seul eut en main les biens qui commandaient tous au même pâturage, il devint de fait en même temps le maître de celui-ci.
Fonds a noms simples et fonds a noms composés;
DE la résistance DE LA PETITE PROPRIÉTÉ.
Le cadastre primitif nous a conservé les noms de 300 propriétaires environ. Quelques noms se répètent, mais, comme les fonds qu'ils désignent sont le plus souvent en des pagi différents, éloignés même les uns des autres, ils ont à l'origine appartenu à des individus distincts. Très peu de propriétaires devaient posséder plusieurs biens. C'est à peine si, dans le pagus Albensis, les Anto-
1. Les communiones sont dans l'inscription l'équivalent des communia, des compascua, des communalia signalés par les Agrimensores (Frontin, De Controv. agr., p. 48, 21, et p. 55, 20; Siculus Flaccus, De condic. agrorum, p. 152, 12-17, p. 157, 9-11; Hygin, De limil. constit., p. 201, 12-18). Sur la valeur de ces expressions, voir le récent travail de C. Trapenard, l'Ager scripturarius, p. 165-169, qui résume les ouvrages antérieurs.
nii et les Calidii s'étaient déjà constitué, en plusieurs points du tei'i'itoire, un patrimoine qui dépassait la moyenne. La valeur des fonds simples de nom romain est très variable. Le fundus Petronianus est estimé 4,000 sesterces. Le fundus Cahardiacus vêtus, 210,000. Mais, pour ne s'arrêter qu'à ces deux extrêmes, \e fundus Petronianus n'est qu'une parcelle d'une terre plus vaste*. Au contraire, \e fundus Cahardiacus peut tirer son nom d'un village antique et représenter, en réalité, plusieurs fonds élémentaires primitivement distribués autour de ce centre d'habitat'. Dans l'inscription, un grand nombre de biens à nom unique valent de 30,000 à 50,000 sesterces 3. Les propriétés reconnues par le cadastre pouvaient avoir, au mieux, cette valeur moyenne. Le bien rendait annuellement 2,000 à 3,000 sesterces de fruit^. C'était une petite médiocrité.
Si beaucoup de fonds n'ont qu'un seul nom, bien plus encore en portent deux, trois, quatre et même davantage. Pourtant ils ne constituent en général qu'une seule exploitation, puisque, sauf exceptions, ces terres sont associées en un fonds^. On pourrait croire que celui-ci représente toujours l'ensemble de plusieurs biens primitifs réunis par un seul propriétaire sous une même raison. De fait, il en est ainsi quelquefois. Certains de ces composés ont une valeur si forte par rapport à la moyenne ordinaire des prix des fonds simples qu'ils sont vraisemblablement formés d'une réunion de ceux-ci*^. Sur certains points, la petite propriété originelle se concentre.
Mais, par contrCj d'autres ensemble sont estimés si peu qu'il est bien difficile de croire que les éléments qui servirent à les constituer soient eux-mêmes des unités foncières complètes. Le fundus Munalianus Praestanus Vibianus Vaculeianus ne vaut que 14,000 sesterces^, les deux fundi Alùoniani VibuUiani et les deux