‹ La table hypothécaire de VeleiaChapitre 53 sur 84 · Moininsen, ibid., p. 128, n · texte numérisé non relu

Moininsen, ibid., p. 128, n

5. Par 6X0101)10, 1, 12-13, on lit : fundus Manlianus Sloracianus Calpuniianus. Les trois unilt's primitives sont associées en un seul fundus.

6. i, 84 : le f. Anlonianus Collinnus Valevianus Cornclianus cum communionibus vaut 180,000 sesterces; 4,71 : le f. Cassifinus Novionus HutUianus Plaulianus Anloninuus Coreinsius, 130,000 sesterces.

fundi Antoniani^, que 18,000 sesterces ensemble. Le groupement apparent de ces terres dissimule mal une division de chacune. Quelquefois, le fonds composé n'est en réalité qu'une partie de l'ensemble qu'il paraît à lui seul constituer. M. Virius Nepos engage un Munatianus Attianus^ pour 28,000 sesterces. On pourrait supposer qu'il s'agit ici de deux biens simples associés, valant en moyenne 14,000 sesterces chacun. Mais Virius Nepos engage encore un autre fonds Munatianus Attianus au prix de 14,000 sesterces^. Il est évident que la terre de 28,000 sesterces et celle de 14,000 sont des parts d'un fundus Munatianus Attianus de 42,000 sesterces. Si M. Virius Nepos, au lieu d'être propriétaire des deux parcelles, n'en avait possédé qvi'une seule, on pourrait penser que l'un ou l'autre de ces fonds Munatianus Attianus était composé de deux fonds entiers.

A plus forte raison serait-on tenté de le croire quand l'inscription, même associant deux terres, les considérait comme deux fonds. C'est ainsi que M. Antonius Priscus déclare les deux fonds Alboniani Vibulliani^. Il est bien difficile de les considérer chacun comme des entiers, puisque, avec deux fonds Antoniani, ils ne valent ensemble que 18,000 sesterces. Heureusement, un autre exemple permet de comprendre en quel sens ces deux fonds constituent des groupes. Le même propriétaire engage en effet les deux fonds Valiani Antoniani Messiani Caturniani^ . Cette déclaration paraît de prime abord contradictoire. Mais la difficulté se résout si l'on regarde comme unité le fundus Valianus Antonianus Messianus Catuvnianus. Ce fonds complexe, divisé en deux parts au moins, qui chacune ont pris leur individualité, s'est recomposé plus tard. Mais le souvenir de la division ne s'est pas perdu. Or, ces deux fonds valent 32,000 sesterces. Un seul fundus Valianus Antonianus Messianus Catuvnianus peut donc être estimé, si la division s'est faite en parts égales, à 16,000 sesterces. L'élément du composé que nous connaissons par l'inscription n'est donc sans doute qu'une parcelle de chacun des fonds primitifs. Il doit en être de même de tous ces fonds qui sont nommés au pluriel. Les deux fundi Alboniani Vibulliani ne sont pas deux

biens entiers réunis, mais deux parcelles assemblées d'un fundus Albonianus VibuUianus plus ancien. Et cette terre même, si 1 on en juge d'après l'exemple du fundus Munatianus Attianus, peut n'être qu'une réunion de deux parcelles.

Plusieurs des fonds ainsi composés ont quelquefois un ou plusieurs de leurs noms semblables. Relevant du même pagus, ils appartiennent au même milieu de propriétés. Ils ont même possesseur et mêmes voisins, ou bien les maîtres de chacune des terres sont réciproquement voisins. Les Annii déclarent ainsi les fundi Vatin\i\ani Toviani^ limitrophes des terres des Lucquois et d Annia Vera et le fundus Attidianus Tovianis'^ à proximité d'un bien de Coelius Verus. Coelius Verus, de son côté, engage un fundus Valerianus Tovianae Adrusiacus Lucilianus qui touche aux biens d'Annia Vera et des Lucquois^. D'après l'ensemble des propriétés désignées, on s'aperçoit que ces trois séries de terres sont limitrophes. Le fonds Toviani ou Tovianae, qui reparaît en chacune, s'est divisé entre elles. Chaque propriétaire n'en détient qu'une partie.

On pourrait multiplier les exemples démontrant la variété de cette parcellisation du sol qui se révèle sous l'apparent groupement des fonds. A plus forte raison, les terres à nom unique ne doivent-elles pas avoir échappé à ce morcellement. Maelius Severus possède un fundus Pelronianus dont Vettius Fortunatus est voisin'». Il en possède un autre auquel Vettius Fortunatus touche encore^. Chacun des deux est évidemment le produit d'une division dii même fonds primitif. Il est même probable qu'un troisième fundus Pelronianus de M. Vii'ius Nepos" et qu'un fundus ÎSovellitinus Pefronit/nus de Maelius Severus" sont encore des fragments détachés de cette ancienne unité. Ainsi s'expliquerait la faible valeur de toutes ces terres**. Le même Maelius Severus engage un

8. Le fundus l'clroniaiius de .M. Virius Nepos vaiil 4,000 se.sterces; le f. l'rlronianus 1/2 (4, 64) est estimé, avec un autre, 12,000 sesterces; les f. Pelronianus (4, 77) et Novellianus Pelmnianus 1/2 (4, 78-79), avec trois autres, 20,150 sesterces.

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SQ LA TABLE HYPOTHECAIRE DE VELEIA.

fundus B[r]aetianus et un fundus Braetianus Caninianus^ , qui ont tous deux Vibius Severus et C. Novellius pour voisins et sont par conséquent limitrophes, he. fundus Braetianus Qsi encore une parcelle d'un premier fonds Braetianus, dont un autre morceau s'est associé avec l'ensemble ou une partie du Caninianus.

Même les fonds qui semblent avoir conservé leur unité originelle peuvent n'être que des portions. M. Antonius Priscus engage un fonds Atilianus, puis un autre avec ses forêts'^. Rien ne révèle au premier abord que chacun d'eux ne soit qu un fragment d'un ancien tout. Mais tous deux ont Atilius Firmus pour voisin. Il est dès lors permis de les associer. Bien plus, il est hors de doute que la famille d'Atilius Firmus qui posséda jadis l'ensemble de la terre en a gardé, dans la personne d'un des descendants, une partie voisine des deux autres qu'elle a dû aliéner.

A côté des partages qu'elle dissimule, il en est d'autres que l'inscription reconnaît. Des fonds simples ou composés sont engagés pour une moitié, un ou plusieurs tiers, quarts, sixièmes, huitièmes, douzièmes, vingt-quatrièmes. Ces fractions sont si nombreuses, de divisions si variées et quelquefois si élevées 2, qu'elles marqueraient assez à elles seules l'importance du phénomène de la division du sol dans le pays, si cette parcellisation apparente ne s'opérait sur des terres qui déjà en ont subi une autre, souvent insoupçonnable.

On peut même s'étonner que l'une soit encore manifeste, tandis que l'autre n'est pas indiquée. Il ne peut être question d'oublis de la part du rédacteur de l'inscription ou du lapicide, car ces fautes seraient vraiment trop nombreuses et d'autant plus inexcusables que dans la numération latine la fraction a souvent besoin, pour s'exprimer, de circonlocutions nombreuses et délicates. Comment se fait-il alors, pour ne citer qu'un seul exemple, que le fundus Munatianus Attianus, engagé ici pour un tiers et là pour deux tiers, pour 14,000 et 28,000 sesterces, soit déclaré

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