‹ La table hypothécaire de VeleiaChapitre 67 sur 84 · LA PROPRIETE ET L INSTITUTION ALIMENTAIRE · texte numérisé non relu

LA PROPRIETE ET L INSTITUTION ALIMENTAIRE

qui leur correspondent i, on constate que les deux progresseraient enharmonie, n'étaient ici et là de brusques ruptures, bien déconcertantes. Or, il n'y a pas de semblables écarts au début des deux listes. Si 1 on suit leur tableau jusqu'à l'obligation XXXIX do 100,000 sesterces, on constate dans la série des versements de curieuses égalités. Deux propriétaires qui s'engagent, l'un (obligation VIII j pour 50,000 sesterces, l'autre (obligation XXIII j pour 50,350 sesterces, touchent tous les deux 4,025 sesterces. De même, deux autres qui déclarent, l'un (obligation XXVII) 58,350 sesterces, l'autre (obligation XII) 58,800 sesterces, reçoivent, chacun, 4,668 sesterces. Deux autres encore qui s'obligent pour 71,256 sesterces (obligation XL) et 71,522 sesterces (obligation XI) se voient attribuer, l'un et l'autre, 5,714 sesterces. Enfin, le propriétaire qui engage 100,000 sesterces (obligation XXXIX) est gratifié d'une somme de 8,050 sesterces, double exactement de celle qui revient à ceux qui n'ont engagé que 50,000 sesterces [obligations XXIX, VIII et XXIII]. Si l'on observe enfin qu'il y a pour la première obligation de 50,000 sesterces [obligation XXIX] une manifeste erreur du lapicide dans l'inscription de la somme versée et qu'on doit lire, non pas IIILXXV (3,075), mais IIIIXXV (4,025), comme pour les deux autres engagements de même valeur globale, il est permis, dès maintenant, d'admettre l'existence d'une proportion des valeurs déclarées par les propriétaires aux assignations du capital impérial. On peut même calculer le taux de ces allocations. Si le propriétaire qui déclare 100,000 sesterces en touche 8,050, si l'on ne tient pas compte, dans l'attribution des sommes, d'autre unité que le millier de sesterces, on peut poser en principe, à titre d'hypothèse, qu'à chaque millier intégral de sesterces engagé correspond une assignation de 80 sesterces et demi.

Si cette proportion est exacte, elle doit s'appliquer, sans exception, à tous les cas. Pour la vérifier, il faut donc multiplier par 80,5 le nombre, exprimé en milliers de sesterces, qui représente la valeur totale de chaque obligation. On obtient ainsi une troisième liste, dont les chiffres doivent êtie égaux à ceux de la deuxième. De fait, la différence est si minime pour la plupart qu'elle est pratiquement négligeable^. Le barème ([ui vient d'être dressé con-

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