‹ La table hypothécaire de VeleiaChapitre 75 sur 84 · Billeter, Geschichte des Zi?is fusses, p · texte numérisé non relu

Billeter, Geschichte des Zi?is fusses, p

4. Billeter, ibid., p. 194 (après Kniep, Societas publicanomm, I, p. 424).

LA PROPRIÉTÉ ET l'iNSTITUTION ALIMENTAIRE. 115

de consolider la rente nouvelle qu'elle leur imposait en supprimant l'obsession du capital à payer.

La propriété veleiate devait se trouver au temps de Trajan dans l'état de crise où était en 33 ap. J.-C. la propriété italienne. D'une part, le numéraire manquait; d'autre part, les terres étaient obérées. Deux sénatus-consultes maladroits ayant aggravé plutôt qu'amélioré la situation, l'empereur intervint alors et mit à la disposition du public un fonds de 100,000,000 dé sesterces sur lequel on prêterait sans intérêt pendant trois ans, à la condition qu'on engagerait des biens-fonds pour le double de la somme prêtée ^ Les mesures prises par Trajan, au moment où il fonda l'institution alimentaire, eurent aussi pour intention de secourir la propriété. Toutefois, au lieu d'un prêt, ce fut un don d'argent; au lieu d'un prêt à temps sans intérêt, ce fut un versement à charge d'intérêt perpétuel.

Mais, si cette opération devait avoir sur le moment des effets bienfaisants, et peut-être aider certains propriétaires à sortir d'une situation pénible, les générations suivantes, qui ne jouiraient plus du bénéfice de ce versement, n'en ressentiraient que les charges. C'était un impôt nouveau qui allait peser sur les domaines, et sa perception devait être d'autant plus inexorable qu'une institution d'assistance reposait sur son paiement.

1. Suétone, Tibère, 48, et surtout Tacite, Annales, VI, 17. qui fait mieux comprendre le caractère d'opération de crédit foncier qu'avait l'institution.

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