FIN
Commencé en i8r>4- Terminé en mai 180
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J'atteste que les deux pièces qui suivent furent écrites de premier mouvement, et entièrement à mon insu. C'est ce qui me les a rendues très précieuses, venant sur-tout de deux écrivains dont l'opinion sera toujours si digne d'être comptée. Si je les insère ici, quoiqu'on y dise beaucoup trop de bien de moi, c'est qu'elles sont toutes deux très remarquables dans leur genre, et au moins aussi agréables à lire que l'ouvrage dont elles font l'éloge. Les vers de M. Arnault sont une des plus jolies poésies fugitives que l'on ait faites dans le pays où on les fait le mieux. Quoique j'eusse connu au collège M. Arnault plus âgé que moi, je le voyais très peu en société, et je m'étais borné à lui envoyer la Table ronde comme un hommage à l'un des hommes de lettres dont j'appréciais le plus les suffrages. Je fus bien agréablement surpris de recevoir de si jolis et de si aimables vers de l'auteur de Marius, des Véyùtiens, et de tant d'autres ouvrages parmi lesquels on a remarqué ses fables étincelantes d'esprit et d'idées fortes, et qui ont donné à l'apologue un genre et un bon genre de plus.
Quant à M. de Boufflers, je ne lui avais pas même envoyé mon poème , et ce ne fut que par son article du Mercure que j'appris qu'il avait eu la bonté de s'en occuper. J'en fus et j'en suis à jamais pénétré de reconnaissance; et je n'oublierai jamais ni de lui, ni de M. Arnault, ni de M. le comte de Ségur, ni de quelques autres personnes, cette manifestation bienveillante de leur opinion et de leur estime pour mon poëme enfant, à cette époque de sa première publication, époque où l'opinion de tels hommes peut faire tant de bien ou tant de mal à un ouvrage. Cette générosité lit téraire est assez rare, et aussi s'allie-t-elle presque toujours au vrai talent comme au noble caractère. On peut juger combien ce procéda de M. de Boufflers me toucha profondément, et l'on ne s'étonnera pas si j'ai dédié à sa mémoire un autre de mes ouvrages. Cet article, que l'on pourra juger, est assurément une des plus