‹ La Tache Rouge, volume 1Chapitre 42 sur 86 · DEN · texte numérisé non relu

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: avons déjà une dans ces pages. ; k Ex ie Lingot d’or, vase d'argent, châteaux, parcs, forêts en â Allemagne, cinq cent mille francs pour vingt sous, moins

lumières; nous passons notre vie à répéter sur tous les

tons cette vérité qui nous honore. ï, Bien effronté l'écrivain qui oserait mettre en doute cette vérité et signer de son nom l’aveu de son scepti-

. cisme.

Et pourtant la statistique est là pour constater que ce Paris, roi du monde, éclairé si abondamment, tant par le gaz que par l'intelligence, fait une extravagante con-

sommation de la denrée la plus sotte qui soit en l’uni-

- vers : les billets de loterie.

Les marchands de cette denrée ne se gènent point ce-

‘ pendant, et font tout ce qu’ils peuvent pour en bien mar-

. quer la folle qualité.

Mais ils ont beau mettre dans tous les journaux et sur toutes les murailles des annonces et des affiches phiates

lions de poissons qui nagent dans les eaux parisiennes -sont toujours empressés de mordre au grossier hameçon. F5 . C’est une véritable gageure entre l’effronterie du char- *

- latanisme et l’avidité des dupes.

Les bonnes gens de Paris ont un mot pour expliquer leur manie, je l’ai entendu répéter bien souvent. | Il faut, disent-ils, « laisser une porte ouyerte à la for-

Cette porte ouverte à la fortune, dans toutes les man sardes de Paris, c’est un billet de loterie,

Elle est étroite à ce point que la fortune aveugle et dédaigneuse passe toujours sans la voir.

La petite femme, qui était pressée, avait tout ouvert chez elle pour inviter la fortune à y entrer : les portes É et les fenêtres !

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