DEUX CENT MILLE FRANCS
eee les tressaillemenus Sue api scliaitets le ! corps de safe ne |
sse poussa un grand soupir, at sais sr
bras tombants, les yeux fixes,
246 * LA TAGHE ROUGE . — Raymond Lamiral, comte de Thiays, murmura-t-elle ée comme on parle en rève.
ture! Allons au fond des choses et ne nous faisons pas
tous, depuis le premier jusqu’au dernier; j’en ferai une
être fàché de vous voir prendre la chose au sérieux, vous comprenez bien que c’est impossible : la base dé °°! mon opération est là. Vous êtes dans l’état où je désirais LE | vous mettre. = |
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— Après? fit Jéricot en affectant un ton léger; savezvous que vous êtes lourde et que j'en aurai une courba-
des fantômes; c’est une affaire d’argent : voilà tout. Je . tiens dans mes mains tous les fils de cette histoire-là...,
pelote et je vous la donnerai pour un couple de cent mile franes, ce qui n’est pas la mer à boire.
— Deux cent mille francs! balbutia la comtesse; mais je suis ruinée, mon cher M. Jéricot!.….
— À plate couture, parbleu ! je le sais bien; vous seriez embarrassée de trouver deux cent mille sous; seulement, il y a le Chauffour qui n’est pas ruiné, lui, dn tout, du tout.
La comtesse voulut répondre, mais un spasme lui serrait la gorge.
Jéricot se rassit à son tour en disant :
— Cela va passer, il y a bon air ici, et nous n’aurons
même pas besoin d'ouvrir la fenêtre. Ce que je craignas,
c'était une syncope, ça mange du temps. Mais quant à
LA TAGHE ROUGE 5
IL n’y avait plus de colère dans le regard éteint que ta: comtesse leva sur lui.
Du fond de son abattement elle demanda :
— Et que venait-il chercher chez moi?
Jéricot croisa ses jambes l’une sur l’autre avant de ré-
pondre; il était maintenant superbe d’aisance et de bonhomie. ee — Les jeunes gens sont tous les mêmes, dit-il, souvenons-nous de l’époque où nous avions vingt ans. Quel bel àge! Moi, je ne peux pas le cacher, en ce temps-là, je cherchais quelqu'un, et vous, belle dame, quelqu’un vous | cherchait, hé?
La comtesse appuya sa main contre son front. pi D, — Est-ce qu’il connaïësait Angélique? balbutia-t- "e elle. L — Ma foi, belle dame, je n’en sais rien. | | — Angélique! répéta la comtesse. ve Puis elle ajouta par deux fois :
— Luil... lui!
Jéricot la regardait d’un air protecteur.
— Si cela était, demanda-t-il, vous seriez done bien
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contrariée ?
La comtesse, au lieu de répondre, prononça ce seul mot, avec une sombre énergie : ; = Jamais !
— Saperlotte ! s'écria Jéricot, je l'entends bien ainsi,
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* et j'ai mes raisons pour cela! Mais nous parlons à votre point de vue : vous n’avez pas dù être à votre aise, non plus, belle dame, la première fois que l'idée vous-est venue de donner l’enfant au baron Chauffour ?
Une lueur se ralluma dans les yeux de la douairière, ÿ
et Jéricot continua :
— Vous savez, moi, ca m’est égal, au fond. Et même...
11 n’acheva pas.
Leurs regards se rencontrèrent. Dans celui de la comtesse on voyait poindre la colère renaissante, mais aussi une nouvelle angoisse.
— Que voulez-vous dire ? demanda-t-elle d’une voix contenue, mais qui allait se raffermissant.
— Dame, fit Jéricot, la chose est dure à digérer, c’est certain; mais.
Il s’interrompit encore pour ajouter grayement : — Du reste, n’ayez pas peur, nous n’aurons point de difficultés à ce sujet; je suis pour le mariage de M: de Saint-Pierre d’Agave avec M. le baron Chauffour; j'y tiens, jy tiens beaucoup, et si je vous voyais hésiter, je serais capable de vous dire : Je veux que ce mariage se | fasse. =
— Vous voulez? répéta la comtesse, étonnée de me se révolter qu’à demi. | |
— Je ne demande pas mieux que de retirer le mot s Hi: A vous incommode, dit l'homme d’affaires. Vous m'avez
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