‹ La Tache Rouge, volume 1Chapitre 70 sur 86 · ARE · texte numérisé non relu

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DE

vient de sauter hors de son lit. Il tenait encore à la main k

son sabre et avait au côté gauche de la poitrine une profonde blessure, sans doute faite par le couteau de chasse.

de

— Non, dit encore Jéricot, par le couteau de la mu-

lâtresse.

1 ne baïissa pas les yeux sous le regard de haine que |

lui jeta Athénaïs, mais les quatre pieds de sa chaise

remuèrent comme si une invisible main les eût recu-

lés.

Son malaise éfait si profond et si visible que la, comtesse espéra.

. Mais elle avait tort.

C'était un de ces pâles soldats, terribles à leur hanle re; qui continuent de combattre mème lorsqu'ils: tremblent la peur.

Il ajouta en affermissant son accent :

— C'était de cét outil-là que la marquise avait pu di-

re : « C’est un couteau de Saint-Domingue, il est empoi-

sonné... » car la marquise était là, dans la chambre, vous ne pouvez pas le nier.

— Pourquoi le nierais-je ?

— Parce que, dans votre système, qui consisté si j'ai bien deviné, à pliquer la mort des deux frères par une tentative d’assassinat concertée entre la marquise de

Saint-Pierre d'Agave et le comte Raymond, la présence

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