‹ La Tache Rouge, volume 1Chapitre 9 sur 86 · ENTRE DEUX BALS · texte numérisé non relu

ENTRE DEUX BALS

Paris tient pendant les jours gras, à ces heures noc-

- turnes, un autre marché plus fréquenté encore, et plus

richement achalandé surtout que la foire aux légumes. Le centre de cette joyeuse criée est le bal de l'Opéra,

LA qu’on n’a jamais appelé le marché des Innocents, parce

que le nom était déjà pris ailleurs.

Balzac seul aurait eu son franc parler assez bien établi

pour l’appeler le marché des Innocentes.

Le n

Au moment où la petite femme au grand panier allait commencer ses emplettes dans l’humide bazar des halles, le boulevard, entre la rue Drouot et la chaussée d’Antin, s'inondait de lumière et regorgeait de foule comme si l’on eût été en plein midi.

Tout le monde a pu remarquer un fait presque miraculeux, c’est la dureté de la clientèle féminine du boulevard à l'endroit du froid.

Les marchandes de la halle, malgré leur apparente rusticité, ont besoin de chaufferettes sous leurs jupes, mais les frèles nymphes de lu Cythère parisienne posent sur le verglas leurs pieds chaussés du tricot transparent et semblent invulnérables aux plus piquantes rigueurs de l'hiver.

Quelques-unes toussent, il est vrai, comme la Dame aux Camélias, et meurent; mais pour une qui s’en va, trois reviennent boire leur cobbler vaillamment aux tables extérieures des cafés, par une température de Sibérie.

Nadaud n’a pas encore fait la chanson de ces superbes guerriers qui gardent, les soirs de galop, l'entrée de la rue Lepelletier. Que de poésie pourtant dans le ‘silence fier de ces deux statues équestres, contemplant du haut de leur consigne la folie qui passe! C’est plus riche assurément que le thème de Pandore approuvant la politique

. de son brigadier.

La vie moderne afflue vers ce quartier. fashionnable,

tour à tour encombré par les affaires et. par le plaisir. Il possède pourtant ses antiquités, datant d'une cinquantaine d'années, et le passage de l'Opéra est peut-être le seul endroit de Paris qui évoque encore les souvenirs du Palais-Royal au temps des Cosaques.

Il y a là comme un reflet effacé des vieilles fredaines de nos oncles; vous y retrouveriez quelque noble tête de vieillard ressemblant vaguement aux caricatures de la Restauration, et nulle part ailleurs la boutique-prétexte (amour et mystère!) ne continue de florir avec tant de persistance.

C’est Russe, c’est Anglais, c’est Valaque, et même Français un petit peu. On y voit des magasins de gants, parlant la langue universelle, tout pleins de billets de” bal au rabais qui reviennent à un prix extravagant.

Le jour, cette ile des enchantements démodés est terne et triste; elle dort au bruit des transactions de la

"coulisse. La nuit, quand Strauss allume son gaz, elle s’éveille tout à coup; des milliers d’Armides et d’Alcines sortent on ne sait d’où, tendant des piéges un peu rouillés, maïs où l’Europe coalisée tombe en masse pour venger une fois de plus Waterloo.

Certes, la nuit de Londres est très-bizarre, dans cet enfer opulent et horrible dont Covent-Garden est lé cen- Mre, mais ce n’est pas du tout notre nuit parisienne des

à abords de l’Opéra. Le génie des deux peuples contraste

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° hommes, le paysage, le luxe et la misère. 11 suffit d’a-

voir vu une fois l’orgie londonienne pour comprendre

l'empressement unanime des lords, des couteliers et des marchands de coton à faire leurs farces chez nous.

Chez nous, je ne dis pas que cela soit très-sincèrement

amusant, ni surtout très-varié; les années succèdent aux

; années, et la fête est toujours à peu près la même, mais

c’est vivant et’ pimpant ; l'ivresse y cabriole; au lieu de

À s’affaisser contre les murailles, elle s’évertue, radotant

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assez lestement les simpiternelles plaisanteries du car- * naval; elle rit, elle chante, elle brille, elle est française. Nous n’entrerons pas au bal de l’Opéra pour cette fois ; nous n’y trouverions pas notre drame. Nous resterons 356 dans la rue Lepelletier, non loin de la resplendissante façade et mêlés à ces groupes de badauds stoïques, qui restent là toute une nuit pour voir passer le plaisir. Dès quatre heures et demie du matin, le bal qui envoie * jusqu’à nous les échos tapageurs de son orchestre commence à hésiter; on s’en aperçoit au nombre toujours croissant des fuyards qui prennent, soit à pied, soit en voiture, le chemin des restaurants voisins. V Les badauds semblent compter les couples qui s’é- | elipsent ainsi et savourer en rêve le menu du tête à tête,

comme ils ont jalousé les joies du galop infernal. un

La foule descend jusqu’au boulevard qu’elle déborde

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la gement à droite et à gauche, mais en remontant vers Notre-Dame-de-Lorette, les groupes s’éclaircissent tout … de suite, et, à dix pas de la rue Rossini, il n’y a plus

personne. ï de F ” C’est là que nous conduirons le lecteur, vis-à-vis d’un “is fort bel hôtel, brillamment éclairé à l’intérieur, et dont , d la porte cochère est flanquée d’une file d’équipages bien ; ;

nourrie.

On donnait bal aussi dans cet hôtel, appartenant à M. Jacob Schwartz, prince de la finance. Il y avait des. . badauds qui, variant leurs jouissances, venaient de

- temps en temps regarder les arbustes fleuris, étagés sur

le perron, et glisser un coup d’œil jusqu'aux fenêtres des salons où la guipure des rideaux laissait entrevoir, comme au travers d’une brume, la mouvante guirlande des danseuses.

. Ainsi remarque-t-on parfois aux soupiraux des opu- | lentes cuisines quelques pauvres enfants, gourmets surnuméraires, qui dévorent la vapeur montant des fourneaux.

* Il y avait pourtant un de ces badauds qui ne ressem- NT blait point aux autres, et restait à poste fixe, immobile comme une sentinelle, sur le trottoir faisant face à l'hôtel Schwartz. C'était un jeune homme de grande taille, et dont la stature élancée trahissait, sous son

à Saba large, d’admirables proportions.

Le capuchon du caban était ramené sur sa tête, coiffée | Ti d’une calote rouge, d’où s’échappaient d’abondants cheveux bouclés ; ses pieds étaient chaussés à la grecque, et quand le vent soulevait l’étoffe sombre de son caban, on pouvait reconnaître les plis éclatants d’une tunique de Pallikare. | | Celui-là, en vérité, aurait pu mieux employer sa nait car il était armé de toutes pièces pour le gai carrousel

qui se court au bal de l'Opéra.

Mais la foule avait beau s’agiter tout près de lui, aux ords du péristyle, vous eussiez dit qu'il était à cent lieues de ce mouvement et de ce bruit. Son regard & attentif et triste était fixé sur la porte cochère de hôtel k Schwartz, qui lui faisait face.

. La fête de la haute vie financière tirait à sa fin comme le bal de l'Opéra ; à chaque instant des valets descen- | daient le perron, et leur voix de stentor appelait la livrée des seigneurs, qui, presque tous, avaient des noms de Francfort, de Berlin ou de Lisbonne. On eût acheté les caves de la Banque avec les signatures de ces. gens-là; mais il y a lieu de croire que notre beau rèveur était indifférent à cette nomenclature pompeuse qui passait en revue les plus riches comptoirs de Paris. I] restait si bien absorbé dans une méditation qe

| aucune peine pour étouffer le bruit de ses pas, arriva jusqu’à lui sans éveiller son attention.

- C'était une toute jeune femme, dont la voix moqueuse : eut des inflexions presque compatissantes tandis qu’elle lui disait :

: — Vos amis vous cherchent partout, Raymond, moi, j'étais bien sûre de vous trouver ici.

Notre jeune homme prit la petite main gantée qu'on lui tendait et la serra comme celle d’un camarade.

— A votre place, dit encore le domino, j'aurais pris un costume de soupirant espagnol et j'aurais apporté ma mandoline pour ràcler une romance au moment où ces grands laquais, là-bas, vont crier du haut du perron : « L'équipage de M"° la comtesse de Saint-Pierre d’Agave ! »

Au lieu de se fàcher, le jeune homme eut un sourire. ÿ.

— J'ai quitté le bal de l'Opéra, dit-il, parce que je ne

» vous trouvais pas. J'ai toujours beaucoup de plaisir à

causer avec vous, Esther.

— Et je vous en suis on ne peut plus obligée, Raymond, répartit le domino noir ; vous aimez causer avec moi parce que je suis la seule personne au monde qui puisse vous parler d’Elle.

Celui qu'on appelait Raymond arrondit son bras

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comme s sil eût voulu offrir à sa compagne, mais celleci D M disant :

— Mes affaires sont ici comme les vôtres et nous nous promènerons une autre fois. J'attends quelqu'un.

— Vos affaires ? répéta Raymond.

Elle rejéta en arrière le capuchon de son domino A n6t montra à la clarté du réverbère voisin le plus char- | mant visage de brune qui se puisse voir.

C'était une figure aquiline dont l’ovale s’allongeait, encadrant des traits fins et fermes. 11 y avait une grâce singulière dans l’arc de sa bouche, arrêté nettement, et ses longs yeux noirs pétillaient d’intelligence.

Quelque chose en elle trahissait l'origine orientale ; c'était un type composite où la gaieté française brisait les grandes lignes du galbe israélite. 1 Sa taille, qui n’était pas très-élevée, avait néanmoins | une sorte de majesté dans sa grâce exquise, et rien n’éalait le luxe charmant de sa chevelure, dont les boucles | prodigues avaient un reflet bleu comme le jais. — Pourquoi ne voulez-vous pas que j'aie des affaires ? demanda-t-elle ne un sourire où il y avait de Ws 4

aimée, et alors je n’avais pas d’affaires, ma vraie ronté £ était devant moi et je l’aurais suivie fidèlement, care doit être bien bon de se dire à soi-même : J'ai du cœur | et de l'honneur. ; Fi ë

| à * changeant de ton tout à coup, elle ajouta :

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ns — Mais ce qu’il vous faut à vous autres, ce sont des poupées de cire blonde. Tous les anges que vous voyez dans vos rèves sont de cette fade couleur. Aussi, moi qui suis noire comme la nuit et qui n’ait rien de séra- phique, je cherche ma route à droite, à gauche, un peu Fes En un mot, jai des affaires, et il se trouve que mes affaires, comme les vôtres, sont dans cette mai- son là.

è fes Elle désigna l’hôtel d’un geste fanfaron, mais sa poif His rendit un soupir. * Ls ie suis votre ami, Esther, répliqua notre jeune- Fe 1 homme ; vous vous faites bien plus mauvaise que vous ne l'êtes et vous affectez le dédain poûr ceux qui vous sont chers. Combien de fois ne vous ai-je pas entendu parler d’Angélique avec une véritable tendresse ? ae — Est-ce qu’on peut parler deux fois pareillement Æun caprice qui change sans cesse? d’un enfant égoiste qui voudrait faire de l’univers entier l’esclave de ses fantaisies ? Vous serez malheureux avec elle, Raymond,

3 et ce sera ma vengeance.

— Avez-vous done besoin d’être vengée, Esther? "3

Chante doucement Raymond, et sigvraiment, vous me … vouliez du mal ne vous suffirait-il pas de me retirer votre

' À jé

Elle Jui arracha presque la main qu’il tenait encore entre les siennes.

— J'ai tort, dit-elle, de favoriser cet amour. C’est une faiblesse qui ressemble à de la lächeté. J'essaye bien parfois de me persuader que cette intrigue folle est bonne pour mes intérêts ; mais je me trompe moi-même, attendu que je n’ai besoin de rien ni de personne; je suis assez forte toute seule, et l’homme que j'ai choisi pour être l’instrument de mon ambition ne saura pas me résister. |

— Vous êtes donc ambitieuse, maintenant, Esther ?

— J'ai connu, dit-elle au lieu de répondre, un malheureux qui s’est.tué à force de boire. 11 détestait le vin, mais il voulait oublier. Je ne sais pas si je vous aime encore ou si je vous hais; vous aurez été mon destin, Raymond : je peux faire le mal à cause de-vous, comme j'aurais fait le bien pour vous.

Le mouvement et le bruit augmentaient vers le péristyle de l'Opéra, à mesure que le nombre des sortants devenait plus considérable. La cohne des voitures commençait à encombrer les abords du boulevard; mais la partie de la rue où se poursuivait l'entretien de nos deux jeunes gens restait calme et relativement déserte.

— Au fait, rep cette belle Esther, après quelques paroles échangées, que m'importe tout cela? Vous avez eu l’impertinence de me le dire une fois, pensant me

! vos camarades. D’ordinaire, les camarades ne vont . pas chercher midi à quatorze heures, ils font ce qu’on. réclame de leur obligeance et ne s'inquiètent guère du résultat. IL se trouve qu’on me recoit assez bien pour une fille de ma sorte à l'hôtel de Saint-Pierre d’Agave, à cause de mon père, qui fournit à madame la marquise les moyens d'emprunter de l’argent; il se trouve, en 4 que que:les fenêtres de ma chambre donnent sur les

ardins de l’hôtel d’Agave, ce qui vous est aommode :

ci der votre correspondance amoureuse. Un bon camarade. 5 ne refuse jamais de prêter à ses amis ni sa chambre, ni & a petite influence qu'il peut avoir; je vous ai donné “ont cela et vous vous en êtes servi en me disant grand . merci, il est vrai, mais sans songer que mon dévouement ÿ Pimbéeile pouvait m’occasionner un dépit ou un chagrin. — Esther! voulut interrompre Raymond.

Ÿ — Oh! c’est la coutume, fit la belle fille, et ceci n’est.

pas même un reproche. Les choses vont assez bien, «grâce à moi; la petite me parait occupée de vous autant

que sa cervelle d’oiseau peut nourrir quelque chose qui

L ressemble à une idée. Ne vous fâchez pas, mon dessein . n'est point de vous chagriner, je voudrais seulement

e beaucoup d'honneur, sans doute : je suis le meilleur

vous faire sentir que vous jouez un jeu très-dangereux ps,

“14 TAGHE ROUGE

| — fÿe l’aime, prononça tout bas Raymond.

— Vous l’aimez, c’est la grande réponse, fit Esther | | avec une emphase moqueuse ; grâce à ce mot-là, vous pren: excuser toutes les imprudences et toutes les Moi qui n’aime personne, pas même vous, taymond, car chaque fois que je vous vois, je me guéris n peu, et c’est précisément pour cela que je ne fuis jamais l’occasion de vous voir, moi qui n'ai plus pour vous que la tendresse un peu irritée d’une sœur raison- % nable en face de son frère fou, il doit m'être permis, servant par pitié vos fredaines enfantines, de vous É Pbiitéer le péril où vous vous engagez avec un bandeau sur les yeux. Procédons par ordre : d’abord, c’est une 21 maison perdue, malgré certains dehors de richésée qu’on garde aisément jusqu’au dernier jour. La ruine est là. Si vous me demandiez des preuves à cet égard, je ne pourrais vous en fournir qu’une seule, mais elle est ei . Mu la comtesse s'adresse à mon père Heponr avoir de l'argent. Or, depuis que j'ai l'àge de.

sent à mon père. En second lieu, il y à dans dé ë

| raison, j'ai toujours vu mourir les agonisants qui s ’adres- À famille-là quelque chose de fatal que je ne dirai. as au el

* juste, peut-être parce que je ne le sais pas, et ve . aussi parce qu'il me répugnerait de trahir un secre 5 surpris par moi daus les papiers de mon père. Cha

a de la vertu à sa façon, persondé ne me force d'

Su 4

| FE .— Si j'en connaissais une, je la tuerais, répartit Esther st

n riant, il y a bien assez de moi. Mais il ne s’agit pas

e me louer ou de me blàmer, je ne suis pas en cause, mme < les avocats; notre consultation n’a trait 34

s aurez occasion de la défendre? Ah! vous auriez un beau paladin, Raymond, au temps où les procès À

plaidaient avec la lance! Mais nous avons changé tout

; je ne connais pas de chevalier errant assez brave

nir le choc de cette arme moderne, qui s’ap-

papier timbré, et qui est maniée tout platement

huissiers. D'ailleurs, votre position EE

s bonne; vous avez commis une faute qui donnera

et lieu tout avantage sur vous à vos adver- 5 4 a vie n’est pas un roman, et quand on s’est

introduit chez quelqu'un à l’aide d’un nom emprunté.

— Vous êtes incapable de trahir! dit Raymond vivement,

— Assurément, répartit la jeune fille d’un ton sérieux et froid, tant que je n’aurai pas pour cela des raisons. graves, mais je ne suis pas seule à posséder votre secret et vos compagnons du Coin de Charlemagne ne me semblént pas faits pour inspirer une confiance illimitée.

— Ce sont d'excellents cœurs. ‘

— Ce sont des enfants étourdis et bavards. Tai causé avec deux ou trois d’entre eux, cette nuit, parce que je voulais avoir des renseignements sur cette M"° Marquis, la maitresse de votre pension bourgeoise.

— Et ils ne vous ont rien dit, j'espère? s’écria Raymond.

— Elle a donc quelque chose à cacher aussi, celle-là ? demanda Esther qui le regarda en face.

— Celle-là, répéta Raymond avec une sorte de colère, c'est une pauvre femme qui gagne sa vie bravement ; voilà deux ans que je l’aime et que je la respecte.

— Oh! oh! dit Esther, dont T’accent devint plus

-moqueur, cela va jusqu’au respect? J’ai entendu parler

avec éloge de son potage qui est célèbre comme la soupe dés Invalides. Savez-vous le vrai nom de cette bonne femme-là ? fl

sie cela, reprit la jeune fille avec une indiffé.

| rence affectée, elle s'appelle peut-être maman Marquis, . | comme vous vous appelez Raymond Lamiral.

— N'est-ce pas mon nom ?.…. « — Si fait, ou du moins, c'est la moitié de votre

à, . & | poursen en servir. Mon père a un drôle de métier, il est pècheur de mystères. Si j'avais eu la vocation tout de

} uite, je saurais des multitudes de choses dont je me moque comme de l’an quarante ; mais je ne suis pas née

surieuse, et si vous me voyez en quête de renseigneents, c’est que le hasard m’a mise sur la trace d’une enture extrèmement dramatique, au fond de laquelle

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