Ci-dessus, p. 26, n
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La première de ces occasions date de 1274, lorsque le roi célébra un Hoftag à Nuremberg. Deux indications données. par des chroniqueurs de l’époque établissent avec certitude qu’au moins dans une partie de l'Allemagne, une taxe de trois pour cent était perçue sur la propriété individuelle : mais d'autres sources prouvent que de nombreuses villes payaient les sommes globales ordinaires !. Pour les obtenir, le roi publiait des mandements, qui doivent avoir passé pour des modèles de l’art de mendier, car on n’en rencontre pas moins de trois exemples conservés dans des livres de formules. Le meilleur est peut-être celui-ci ? :
« Libertates et immunitates vobis a nostra serenitate con- cessa ut decet plenarie recognoscimus et simpliciter profitemur vobis debere perpetuo fore salvas. Verum ex quo tam evidens nos probatur urgere necessitas, quod nec vobis nec alïis quantumcunque conjunctis et caris parcere possumus ; ista vice propter solempnem curiam nostram, quam celebraturi sumus in proximo sumtuose, opportet nos necessario vestris subsidiis adjuvari. Hinc est quod universitatem vestram affectuosissime requirendam duüuximus et hortandam quatinus nobis in LXX libris pro dicta curia celebranda velitis munifice subvenire ; hoc enim in aliis vobis intendimus grata vicissitudine compensare. »
Si maintenant nous comparons ce mandement, d’abord avec celui envoyé par Conrad à Sinzig 5, puis à ceux publiés par Alphonse de Poitiers dans les communes de Languedoc #, nous apercevrons de suite que Rodolphe demande l'octroi d'un subside qui ne lui est pas dû. C’est en dépit des franchises qu'il a lui-même reconnues, eten raison seulement
1. Zeumer, p. 125 et suiv., dans Histlorische Zeilschrift, LXXXI, p.43; Redlich, dans Müiltheilungen des Instituts für ôslerreichische Geschichte, X, p. 414, et Rudolf von Habsburg, p. 219 et suiv., 488 et suiv.
2. Bodmann, Codex epistolaris Rudolfi (Leipzig, 1806), p. r82.