Moyen Age, art. cité, p. 304, n
des dépenses tout à fait extraordinaires que nécessite la Célébration du Ho/flag, que les bourgeois sont requis ista vice de prouver leur généreuse affection. Les autres lettres sont rédigées à peu près de la même façon !. |
Il semble que le roi obtint son argent en 1274 sans difficulté ; mais deux ans plus tard on a des preuves qu'une autre exaction, coccasionnée peut-être par la guerre de Bohême, fut cause de protestations et d’insurrections dans au moins quatre villes ?. En 1259 il tenta une troisième expérience et tâcha de prélever un huitième des stocks de ses marchands. On ne sait pas s’il y réussit 3. Alors, revenant à son plan primitif, il essaya de nouveau en 1284 de prélever la trentième partie ; mais il rencontra de nouveau une résistance si générale et si grande qu'il fut obligé d’enéreprendre une courte campagne de répression dans l’Allemagne du Sud #. En 1290, cependant, Rodolphe trouva une méthode qui devait satisfaire les deux parties en présence * :
« Rex Rudolfus Erfordia venit post Martini in Nurinberch, ubi convocatis civitatibus exegit maximam pecuniam, quam post natale Domini accepit. »
1. Celle qui se trouve dans Stobbe, Summa Curie Regis (Archiv. für Kunde üsterreichischer Geschichisquellen, XIV, p. 340) cst presque identique à celle qui est citée. L'autre, dans le Baumgartenberger Formelbuch (Fontes rerum austriacarum, Dipl., XX V, p. 280), est une manifestation oratoire qui se termine en exprimant l'espoir que le roi n'aura pas besoin de mettre la ville en gage à cause de ses dettes. Les termes du chroniqueur de Colmar valent la peine d’être reproduits, puisqu'ils font ressortir clairement le fait que l'impôt de cette année était tout à fait distinct de la taille ordinaire (Monum. Germ., SS., XVI, p. 244): « Videbatur autem hec exaccio divitibus nimis gravis, quia usque ad annum domini 1274 villa vel castrum militi vel principi seu regi triginta libras vel marcas vel aliam certam pecuniam ministrabat, quam divites exsolvendam pauperibus imponebant. »