‹ La taille de la vigne: étude pratique et comparée des divers systèmes deChapitre 32 sur 74 · CHAPITRE III LES FORMES EN · texte numérisé non relu

CHAPITRE III LES FORMES EN

Les formes en gobelet sont les plus r rencontre, à peu près exclusivement, < régions, essentiellement viticoles, comi la Provence, le Roussillon, les Charen et aussi dans beaucoup de vignobles d'autres pays, comme l'Isère, la Savoie, I etc., on trouve sur les coteaux des vig côté de celles en cordon ou en espalier plaines et le fond des vallées.

En principe, le gobelet est constilué partant d"un centre commun, divergen sorte de vase plus ou moins ouvert.

Les bras, dont le nombre varie ordini à huit, peuvent prendre des disposition

Comme le cordon et l'espalier, le g tous les développements et admet tous taille.

vée( on coupe le sarmenl sur 5 ou 6 yeux, de ne laisser que les supérieurs et d'éboi^

Quand la souche esl Irop faible, on lail bourgeon ; on obtient ainsi un rameau plu

Au commencement de )a deunième ann après la première (aille, qui précède la s( la jeune plante, suivant sa force, présen figures 153 ou 154.

Souches a

La troisième atinée, avant la troisièt opère la deuxième taille. Suivant la puis; tation, on laisse au cep deux, trois ou quatre coursons taillés sur 2 ou 3 yeux francs. Cette année, la végé- \ talion est exubérante et le décol- ^ lage des jeunes rameaux est à craindre; cet inconvénient est évité en laissant un grand nombre de bourgeons. ^.

A cette taille, on doit surtout avoir en vue la formation de la sou- ^ilea, che, sans trop .se préoccuper de la de la fructification. On laisse quatre coursons toutes les fois qu'on le peut, ce qui ■

A la troisième taille, au commenceme trième année, la vigne peut être consi'

Afin d'éviter l'a-icumulalion du vieux bois et l'allongement des bras, on choisit, pour fornu sarments vigoureux les plus rapproch née précédente.

Fis.tBl.-Tailled'uncourson. Fij;, 158--

II faut aussi conserver à la souc l'équilibre dans ses différentes par seront symétriquement placés sur des bras régulièrement espacés.

Le gobelet peut être taillé à longs-bois. Ainsi, quand on a de vieilles souches Ir^s vigoureuses, on laisse parfois des longs-bois de deux sortes : des sarments que l'on taille sur 5 ou 6 yeux et que l'on appelle pisse-vin, à cause du nombre considérable de raisins qu'ils peuvent porter, ou bien des ^'8' '■ rameaux taillés sur 8 ou 10 yeuxqueTonpIoîe en cerceaux.

La taille en gobelet, dans le Midi, ci l'opération que l'on désigne sous le ment. Quand, malgré toutes les précai

- *S8prendre, la vigne est trop chargée de vieux bols, ce qui atTaiblil beaucoup la végélatlon. il faut, pour lui rendre sa vigueur, couper ces vieux bois au-dessusdessarments adventifs qui poussent sur les bras. On rabaisse ainsi le ct'p sur du jeune bois qui peut lui rendre sa fertllilé première.

Fi^. 160. — Souche (levant ^Ire rahaiHsée aux pointu indiiiurâ.

J'aille des vii/nes sulimurf/ées el exposées aux gelées

Dans les jerrains humides, exposés aux gelées et en même temps fertiles, on donne aux souches une hauteur do 25 h 3{i centimètres: de plus, on les charge de coursons, auxquels on ajoute des longs-bois appelés paillfs, laillés à 4 ou 3 yeux. .Ces pailles doivent être supiirlmécu chaque année et remplacées par de nouvelles tant que la vigne ne parait pas fatiguée. Les pailles diminuent considérablement les désastreux elTeU des gelées de printemps et permettent d'obtenir d'abondantes récoltes.

Dans les vignes submergées, la taille subit aussi quel-

méridioDal ainsi qu'aux cépages cultivés dans cette région. Elle assure le recouvrement du sol, qui est ainsi abrité contre une dessiccation trop active; les raisins enfouis sous le feuillage sont à l'abri du grillage, si fréquent en été dans le Midi ; enfin les plants méridionaux, tous fructifères sur les yeux de base des sarments, sont très productifs à la taille courte.

Au point de vue économique, ce système oft're de grands avantages: il supprime les échalas el les supports de toutes sortes, permet leg labours croisés au moyen d'instruments attelés et simplifie diverses opérations de culture. En somme, il donne pleine satisfaction aux viticulteurs de cette région en permettant d'obtenir, le plus économiquement possible, des récoltes d'une très grande abondance.

VIGNOBLE DE PROVENGE

Autrefois, en Provence, on ne trouvait pas de vastes surfaces régulièrement plantées en vignes comme dans l'Hérault ou le Uard. Les anciennes plantations, appelées manotillières, comprenaient |des lignes simples, doubles

Fiy. 161.— Vignes ei

OU quadruples de ceps, mélangées parfois d'oliviers et séparées par des planches de cultures intercalaires. Aujourd'hui on plante le plus souvent sans culture in-

tercalaire, mais presque toujours en ligne et non en carré ou en quinconce, comme dans le Languedoc.

D'une façon générale, la lai lie provençale est trop courte. La souche esL formée en gobelet à trois bras au plus qui portent chacun un courson unique taillé sur un œil franc et le bourrillon. Avec un système de taille aussi sévère, tant que les souches sont jeunes, on voit se développer sur le vieux bois des drageons et des rameaux adventifs. Ces productions sont infertiles et demandent à être supprimées; il est évident que l'on a intérêt à faire reporter sur les bois fructifères des matériaux qui seraient utilisés en pure perte par les rameaux stériles.

Fig. 162.— Souche de Provence portant des

Dans le Var, toutes les vignes sont tenues en souches très basses et portent deux bras la troisième année et trois la quatrième ou la cinquième année, suivant la vigueur. La végétation est d'abord luxuriante, mais elle est bientôt arrêtée par une taille trop sévère,

La première année, on taille l'unique sarment de la jeune souche sur 2 yeux francs et le bourrillon ; on obtient ainsi des rameaux très vigoureux. La deuxième PmRAD^ 3— ééîL 1 1

année, quelques vignerons coupent ces rameaux sur le bourriUon en a au lieu de les tailler en b ou en c^ sur 2 ou même 3 yeux, vu leur grande vigueur ; les sarments d et / sont supprimés (iig. 163).

Fig. 163. — Taille d'une jeune souche.

On mutile ainsi la souche, et, les bois conservés ne pouvant utiliser toute la sève au printemps suivant, il se développe sur le cep plusieurs gourmands qui Tépuisent et que l'on doit éliminer. La troisième année, on établit deux bras (fig. 164) et, la quatrième ou la cinquième,'on en laisse un troisième, très rarement quatre (fig, 165).

Fig. 16i.— Souche de 3 ans.

Fig. 165.— Souche de 4 ans. J

Dans les Bouches-du-Rhône, on laisse souvent la première pousse sans la tailler et quelquefois la deuxième, de sorte que Ton est obligé, la troisième année, de tout supprimer au niveau du sol pour former une souche

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régulière. Ce procédé déplorable retarde d'un an ou deux toute production. La vigne est ensuite établie sur trois bras, quelquefois deux, très rarement quatre.

Dans le Vauciuse.une souche formée présente l'aspect de la figure 166.

Fig. 16e — Vignes taillées de Vauclusc.

■ On voit combien ces systèmes de taille s'écartent des principes établis au début de cet ouvrage.

En Provence, on reclierche avant tout la symétrie de ■ la souche ; en Languedoc, au contraire, on recherche la production. Aussi, les vignes provençales vivent jusqu'à cent ans en donnant régulièrement leur petite récolte ; en Languedoc, au contraire, à quarante ou cinquante ans une vigne est sur le point d'être épuisée; mais, pendant ce temps, elle a donné plus de produits qu'une vigne provençale marquant le double d'âge.

Aujourd'hui,cependant,le8anciensprocédés de culture tendent de plus en plus à disparaître et sont avantageusement remplacés par les pratiques languedociennes.

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