VIGNOBLE DU BEAUJOLAIS
Dans le Beaujolais, la vigne, conduite en souche basse et en gobelet, est dressée sur trois, quatre ou cinq bras
désignés sous le nom de cornes.
Chaque corne se termine généralement par un seul courson taillé à 2 yeux (fig. 180).
Les souches sont échalassées pendant les premières années ; mais, vers huit ou dix ans, on fig. i80. - Souche taillée supprime les échalas, jugeant que en Beaujolais. ^e^ vigaes sont assez fortes pour
se soutenir d'elles-mêmes. Le plus
souvent, lorsqu'on ne met plus déchalas, les souches
-sont attachées deux à deux par le sommet des rameaux.
Sous un climat assez pluvieux et relativement frais,
cette pratique est regrettable, car les raisins, enfouis
sous la verdure, privés <ie soleil, mûrisseni moins facilemenlel sont plus sujets à la pourriture. En outre, il devient impossible de circuler dans tous les schs da ■vignoble ; Texécution des façons cullui-ales et des traitements est ainsi rendue plus ditfloile.
Mais, depuis la reconstitution du vignoble avec les cépages américains, on tend de plus en plus à maintenir l'échalas en permanence, en raison surtout de la plus f rande végétation des vignes greffées,
La première année, la souche est taillée sur l'a'il le plus rapproché de terre ; la deuxième année, sur 1 œil ou 2 ; la troisième année, on conserve deux ou trois rameaux, les mieux placés, que l'on coupe sur 2 yeux francs; les bras sont ainsi formés.
Plas tard, si la vigueur du cep le permet, on ajoute nne ou deux cornes.
Sur les coteaux, les souches sont établies le pins bas possible, à 10 ou 15 centimètres ; dans les parties basses, an contraire, on leur donne une hauteur supérieure, alin d'éviter, dans une certaine mesure, l'action des gelées.
On laisse sur chaque bras un courson, très rarement deux, que Ion taille sur 2 yeux francs. Les cornes s'allongent ainsi Ithaque année, et, dans diverses commn-
nés, il n'est pas rare de voir encore de vieilles souches portant des bras atteignant jusqu'à 1 mètre de longueur.
Cet allongement excessif des bras est préjudiciable à la végétation et à la fertilité de la vigne. H est nécessaire, ainsi que nous l'avons fait remarquer déjà, de renouveler les vieux membres de temps à autre ; le mieux serait d'établir un roulement périodique dans le remplacement des cornes.
Le Gamay, cépage à peu près exclusivement cultivé en Beaujolais, se prête très bien à la conduite en gobelet et à coursons.