VIGNOBLE DE SEINE-ET-OISE
Dans Seine-et-Oise, les souches sont généralement très basses et la taille trop restreinte.
A Manies, les vignes sont munies d'échalas et taillées à cornes et à coursons à 2 yeux. On pratique les tailles en vert.
A Etampes, les vignes sont moins bien soignées ; elles ont rarement des échalas ; on lie ensemble les rameaux de deux ou trois souches voisines. Les quatre ou cinq premières années, on taille à 1 œil pour former la tête du cep, ensuite on laisse deux ou trois crochets à 2 yeux, rarement à 3.
A Corbeil, les vignes sont munies d'échalas et disposées en billons. Pour former la tète, on taille à 1 œil les premières années; on laisse ensuite trois ou quatre coursons taillés à 2 yeux. On ébourgeonne en mai, on relève en juin et on rogne en juillet.
Aux environs de Rambouillet, on rencontre des vignes conduites à peu près de la même façon; cependant, à Meudon et à Montmorency, on voit parfois, sur quelques cépages, un long-bois de 60 à 80 centimètres que l'on pique en terre ou que l'on attache au cep voisin.
A Argenleuil, si connu pour la production de ses fruits, on cultive aussi la vigne. Généralement, après la taille, les ceps sont recoucliés comme en Champagne. Chaque souche est munie d'un échalas.
B. — Tailles à longs-bois VIGNOBLE DE L'ORLÉANAIS ET DE L'INDRE
Comme dans le Gàtînais (voir p. 169), la vigne est ici conduite en tête de saule; mais on lui applique la laille mixte à coursons et longs-bois.
Les plantations sont généralement faites on quinconce, à 80 cenlimètres. L'intervalle qui sépare deux rangées de ceps est relevé en billon, plus ou moins bombé selon l'époque de la culture.
Sur la tête de champignon, dressée comme dans le (iâtinais, on laisse plusieurs sarments : un côt à i œil, un côt à 2 yeux, puis un long-bois (demi-viotte) de S ou 6 yeux, et enfin un autre long-bois (vielte) de 60 à 80 centimètres de longueur. Chaque souche est munie d'autant d'éclialas qu'il y a de bras à soutenir.
Au début, les longs-bois sont le plus souvent attachés ensemble au grand échalas et l'extrémité de la viette est en outre fixée sur un petit échalas planlé au milieu de rados (Jïg. 182).
Souvent il y a deux vielles sur un même cep, quelquefois trois; ordinairement, les nouvelles vielles sont prises
sur les aociennes, ce qui lait que les bras galloDgent indéliniment, soutenus chacun parunéchtilas.
Pour dresser ainsi la vifine, on ne laille généralemeat pas la première aiHiée; la deuxième ellalroisiènie année, on taille sur I tril seulement pour oblenir la léte de saule;
Fig. 182.— Conduite et taille de la vigne dans l'Orléanais.
la quatrième année, on laisse un ou deux coursons à 2 yeux et un long-bois de 4 pu 5 yeux. Celte demi-viette n'est souvent conservée que la cinquième année. L'année suivante, selon la vigueur du cep, on réserve une denaiviette et une viette. A sept ou huit ans, la souche est complètement formée avec ses deux coursons et ses deux longs-bois.
Ce système de laille a le défaut d'accumuler, avec le temps, du vieux bois sur le cep et par suite de diminuer sa vigueuretsa fertilité; aussi, dans quelques endroits, l'a-t on modifié un peu en supprimant ses plus grands inconvénients.
A Châteauneuf, par exemple, la vigne est conduite, comme nous venons de le voir, jusqu'à quatre ou cinq ans. A ce moment, chaque cep porteuncoursonà2yeux, une demi-viette et une viette que l'on recourbe en arceau et qui porte à sa base un courson de retour. Un échalas suffit pour soutenir toutes les pousses d'un cep (fig. t83).
Dans rindre, la première année, on rabat la jeDD&
vigne sur 1 œil ; la deuxième année, on taille encor& sur 1 œil les trois ou quatre sarments qui ont poussé.
Fig. 183. Fig- 1S4.
Fig. 183. — Souche taillée à Châleauneuf. — Fig. 184. — Souche
taillée dans rtiidre.
La quatrième année, on choisit quatre ou cinq sarments, les mieux situés, pour les tailler sur 2 yeux; les autres^ sont supprimés. Ces coursons forment des commencements de bras très irréguliers parlant de la tôle de saule que Ton a ainsi formée. Les ceps ont le plus souvent un long-bois de 5 à 6 yeux (fig. 184).
A La Châtre, la vigne est conduite différemmenl ; la tête de saule n'existe pour ainsi dire plus. La première année, on rabat le sarment suri œil; mais, les années suivantes, on s'applique à conserver k la souche trois ou quatre bras, qui portent chacun soit un courson à 3 ou 3yeux, soit deux c