CHAPITRE II EFFEUILLAGE
Et pour but de permettre l'es raisins à l'action directe du soleil; il seprali vant, à l'époque de la maturation, les feiiil vieilles qui ombragent les grappes. La pr< Teuilles enlevées peut atteindre, selon les 20 et jusqu'à 30 pour 100 de la totalité des 1 tant sur le cep.
L'opportunité de cette opération a été bea tée. En outre du rôle prépondérant quejouei dans l'alimentation générale de la plante, eiTet, qu'elles sont presque exclusivement l'élaboration du sucre, que le grain lui mêni faible degré la faculté d'assimiler le carboi carbonique aérien et que, par suite, leur entrave l'accumulation du sucre dans le fi aussi que les acides restent plus abondants < lorsque les organes foliacés sont parliellem
Toutefois, au point de vue de leur activité de classer les feuilles en trois catégories : 1° yeunej en voie de formation; 2° les feuilles terminent ou viennent de terminer leur croii nairement celles placées du 8'^ au 13' rang) ; les âgées.
L'assimilation est insuffisante chez les jei pour subvenir aux besoins de l'ac
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doivent emprunter à la plante des matériaux élaborés par les feuilles adultes; elle atteint son maximum chez les feuilles récemment adultes; elle diminue considérablement chez les feuilles âgées. D'après ces notions, reffeuillage causera un préjudice d autant moins grand qu il portera sur des feuilles plus vieilles. Nous examinerons au chapitre pincement les conséquences de la suppression des jeunes feuilles.
Comparons mainlenanl les avantages et les inconvénients qui peuvent résulter de l'effeuillage.
On pratique cette opération, surtout dans les vignobles du Nord, avec l'intention d'aider à la maturation en favorisant l'éclairementetréchaufieinent des raisins. Les expériences faites par M. Miintz, dans le Bordelais^ déo^ntrent que, d'une façon générale, l'eifeuiliage est plutôt nuisible qu'utile et que les raisins des ceps effeuillés sont moins riches en sucre que ceux des mêmes cépages non effeuillés. Ces résultais viennent à l'appui des considérations précédentes.
L'effeuillage entrave donc la maturation. Mais^si le fait paraît constamment vrai pour les régions méridionales, il n'en est peut-être pas toujours de même dans les vignobles septentrionaux. Ainsi, en comparant la maturation de raisins recevant la lumière directe du soleil à celle de raisins ombragés par les feuilles, M. Mûntz a conslaté que si réchauffement direct des grappes n'a pas d'influence sensible sur l'enrichissement en sucre, il diminue, légèrement du moins, la proportion des acides organiques (de gr. 70 par litre).
Ce résultat est appréciable. En effet, dans les années pluvieuses,lorsqueles vignes sont très feuillées et que la maturité est tardive, l'acidité des fruits dans ces régions est très élevée et l'effeuillage peut alors devenir utile. Pratiqué vers l'époque de la maturation, lorsque l'aoûtement des sarments est bien prononcé et que les feuilles déjà âgées de la base des rameaux ne doivent presque
plus rien livrer aux raisins, il ne parait pas devoir influer sur la richesse en sucre du moût.
Appli(|ué dans ces conditions et avec prudence, l'effeuillage peut être conseillé, surtout dans les années tardives et dans les contrées peu ensoleillées.
A Thoniery, dans les cultures de Chasselas, I sont enlevées à (rois reprises différentes ; on » toute perturbation brusque dans la végétation lage des grappes, qui pourrait se produire si I passer subitement les raisins de l'ombre au gr; De plus, on ne supprime que le limbe de la pétiole, restant attaché au sarment, laisse à sa bonne cicatrisation.
En Bourgogne et à l'Ermitage, l'erreuillage l'époque de ta maturité, en une seule fois, i soin afin d'éviter tout accident.
Dans le Midi, où l'efreuillage n'est pratiqué les années humides et dans les terrains bas. oi seulement la Bouche en dessous, de façon à ( circulation de l'air tout en évitant le grillage qi résulter de l'insolation directe.