TAILLE. DES VIGNES GELEES
Les gelées se produisent à différentes époques de l*année el leur action sur la vigne varie avec les saisons.
Les gelées d'automne et d'hiver ne sont réellement à craindre que dans les régions septentrionales ou daas. des situations tout à fait exceptionnelles. Pendant les hivers rigoureux, la gelée peut occasionner des dégâts plus ou moins graves.
Si la souche est gelée jusqu'aux racines, il n'y a plus qu'à l'arracher. Mais il peut arriver aussi que les yeux seulement soient atteints ; alors des sous-bourgeons se développent généralement au printemps et réparent en partie le mal. Si des coursons périssent, on les remplace par des sarments poussés à leur base. Dans le cas où l'altération s'étend jusqu'aux bras, on peut receper simplement la souche, ou mieux receper et greffer audessous de la limite de mortification; on accélère ainsi la mise à fruit.
Les gelées d'hiver sont surtout à craindre pour les jeunes greffes, dont les points de soudure sont plus sensibles. Quand le froid n'agit que sur une partie du greffon^ on le taille jusqu'à la partie indemne; si, au contraire, son action s'est fait ressentir jusqu'au sujet, il faut regreffer.
11 est bien entendu qu'on doit supprimer soigneusement, sur chaque cep, toutes les parties atteintes qui occasionneraient la nécrose des tissus sains.
L'action de la gelée est encore plus redoulable sur les bois de l'année, surtout quand, pour diiïérentes raisons, leuraoùlement ne s'est pas effeclué dans les conditions normales.
On sait que la grêle, l'anthracnose, la chute prématurée des feuilles occasionnée par les malaiiies cryptogamiques, les gelées précoces d'automne, e'c, empêchent le développement normal de la végétation et, par suite, une bonne maturation des sarments, qui restent plus ou moins verts. Dans cet état, le bois est beaucoup plus sensible aux alteint<-s du froid altérer les rameaux de l'année, sans endomma tement les vieux bois. On devra donc suppri soin, au moment de la taille, tous les san ne paraissent pas sains, et ne conserver, pou sèment des coursons et des longs-bcis, que les les mieux aoûtés, au risque même de déroger, année, aux principes rationnels de la taille.
Les gelées de printemps, quoique moins m que les gelées d'hiver, sont encore plus redc viticulteurs.
Les gelées noires ou à glace, ordinairement coces que les gelées blanches proprement i dues k un abaissement général de températi refroidissement est intense, les bourgeons et rameaux sont détruits.
Les gelées blanches, dues au rayonnement produisent des effets analogues.
Quand une vigne subit les gelées de printer fait au début de la végétation, tes sous-boui^ vent se développer et réparer en partie les i existe des longs-bois, il est rare que tous les soient détruits ; ceux de la base, qui débourre niers, peuvent être épargnés et pousser après I sion de la partie atteinte.
Deux cas peuvent se présenter, quand la g
après le développement des rameaux. Si les jeunes sarments, ne dépassant pas 20 centimètres en moyenne, sont fortement endommagés, oq les taillera sur 1 œil au-dessus de leur base pour favoriser la sortie des yeux latents des coursons et des baguettes, qui donneront de beaux rameaux pour l'année suivante s'ils ne produisent pas beaucoup de fruits. Les longs- bois seront, en outre, raccourcis, afin d'accumuler la sève dans les yeux dormants. Si, au contraire, les jeunes pousses sont déjà longues, la taille en vert parait inutile; mais alors on devra supprimer tous les bourgeons qui sortiront du vieux bois et ceux qui, sans emploi utile, pousseront sur les bois de taille.
D'une façon générale, pour éviter le plus possible les effets désastreux des gelées printanières, surtout dans les milieux où elles sont fréquentes, on taillera les vignes tardivement alin de retarder le débourrement. Dans ces lieux, il convient également de dresser les souches aune certaine hauteur au-dessus du sol.
Sous l'aclion des gelées, qui produisent des pertur-
Fig. 223. — Broussin^
bâtions dans la marche régulière de la sève, on voit se former sur les différentes parties de la souche, depuis les racines jusqu'aux rameaux d'un an, des excroissances de formes variées, plus ou moins volumineuses, appelées broussins (fig. 228).
Ces nodules mamelonnés atteignent parfois de gran-
des dinx^nsions ; plus fréquents sur les jei
(coursons el longs-bois) et sur les bras, on égatemeRt au collet et sur les autres partie déformations, d'abord molles el spoogieus fortement en séchant et gênent la circulati
On doit lailler avec soin, jusqu'aux parti' les rameaux et les bras portant des brouss rêter la mortification des tissus qui se pr proche en proche, sur toute la souche ; quel< on est obligé de pratiquer des ravalements
Les broussins qui se développent sur le paiement au point de soudure sur les vij doivent élre supprimés au niveau de la se d'un instrument bien tranchant.