TAILLE DES VIGNES GRELEES
La grêle inflige à la vigne des dégâts plus ou moins considérables suivant les époques où on la subit. Quand elle tombe pendant le repos de la végétation, son action est à peu près insignifiante ; dans le cas où les grêlons sont volumineux, quelques bourgeons peuvent être détachés, mais les yeux latents se développent et le mal est en grande partie réparé.
Mais, malheureusement, les orages de grêleont lieu le plus souvent en mai et juin. A ce moment, les jeunes rameaux encore tendres peuvent être complètement cassés ou bien, dans tous les cas, ils reçoivent de graves lésions qui compromettent la végétation.
Le choc des grêlons produit sur les rameaux des plaies plus ou moins profondes dont les parois sont dilacérées; la cicatrisation de ces lésions est longue et le moindre vent suffit pour casser les sarments aux points meurtris. Même en se cicatrisant, avec le temps, la blessure paraît s'étendre; c'est que la couche génératrice détruite sous la plaie prolifère tout au tour jusqu'à l'aoûtement et forme de véritables bourrelets qui, quelquefois, se développent assez pour devenir proéminents et former des nodules comparables à de petits hroussins.
Quand la grêle tombe avant la fin de la floraison on peut, dans une certaine mesure, remédier à ses funestes
«ffets, sinon pour l'année même, du moins pour l'année suivante, en taillanl immédiatement en vert, sur 3 yeux à partir de la base, tous les sarments fortement déchiquetés ; la récolte est généralement perdue, m pare pour Tannée qui sui t un développement n bourgeons, qui ne se seraient développés ( temps, donnent des sarmenis qui consUtuerc éléments pour rétablissement de la taille c peuveot même porter une petite récolte, si a été faite de bonne lieure.
Cependant cetle taille en vert, quelquefois i dable, ne donne pas toujours de bons résul sous les climats un peu froids, où les second n"ont pas le temps de bien mûrir, on n"oblie bois insuflisa^iiment aoùlés; dans ces miliei souvent mieux trouvé de ne pas toucher j Dans les régions septentrionales au moins, ( en vert ne serait donc avantageuse que dans l'on pourrait la pratiquer très tôt.
Lorsque la grâle tombe au moment où le:
sont déjà lignifiés, ses dégâts sont moins blés surlavégélalion. Elle produit des meurtr peuvent aller jusqu'au liber et dont reffet es cher Técorce et d'empêcher le bon aoùlemen ments. Contre cetle grêle tardive, il n'exii remède direct; on ne peut qu'apporter plus de l'exécution des façons culturalcs et le trail maladies, afin de favoriser le plus possible la \
Comme il arrive souvent que les sarme restent verts sur une partie de leur longoeu: des bois, pour l'établissementdune bonne tail difficile. Dans ce cas, on ne doit pas hésiter à production en partie, s'il y a lieu, pour as; bonne végétation l'année suivante.
On choisira, pour former les coursons et bois, les sarments dont laoùlement s'est le m
tué. Dans les tailles à astes ou archets, on se trouvera parfois dans la nécessité, faute de sarments convenables, de n*en pas conserver et de tailler, pour une année, exclusivement àcoursons. D'ailleurs, les sarments qui ont été frappés par la grêle sont très cassants et ne supporteraient pas Tarcure que Ton fait souvent subir aux longs-bois.
En un mot, on supprimera, autant que possible, tout le bois portant des cicatrices.