QUATRIEME PARTIE
PALISSAGE DES VIG1\
Au point de vue de leur tenue, les vignes p classées en trois catégories : i° vignes sar 2" vignes échalassées ; 3" vignes palissées.
Dans le Midi de la France, les vignes sot nées à elles-mêmes. Dans cette région sèch< ce mode de conduite répond bien aux né
llg.229. — Vignes du Beaujolais reliées en arceau pari
milieu ; les rameaux, qui s'étendent tout a souche, abritent le sol pendant les grand contre un dessèchement trop actif ; les fruits de l'action directe du soleil, sont à l'abri et, se développant dans un milieu relative
Dans les Charcutes, les vij^nes sont conduites delà même Taçon, sans éclmlas.
Mais, daas tous les autres vignobles, où le soleil est moins ardent et l'humidité plus graDde, les conditions favorables à la vipne sont difTérentes. Pour atteindre une bonne maturité, il convient de relever tes rameaux, afin d'exposer le mieux possible les raisins à l'action des rayons solaires et de faciliter récliaulîement du sol.
Le procédé le plus simple pour maintenir les sarments relevés consiste à réunir, en les enlaçant, les extrémités des pampres de deux souches voisines, comme on le fait en Beaujolais à partir de la huitième ou dixième année de plantation {[ig. 229).
Ce système, très économique, offre quelques inconvénients: avec les vignes greffées surtout, qui ont une grande végétation, les raisins restent en partie sous un fouillis de feuillage et l'on alleinl mal le but désiré : enfin on éprouve des difficultés à bien appliquer les derniers sulfatages. Aussi on tend de plus en plus, en Beaujolais, à maintenir l'échalas en permanence.
Dans quelques vignobles de la Haule-Garonne, des Hautes- Pyrénées, de l'Isère et de la Savoie, la vigne est parfois élevée sur des arbres vivants. Ce mode de support, défectueux à tous poinls de vue, doit être partout abandonné.
Dans la Haute Savoie, on fait grimper tes vignes sur des arbres morts appelés crosse* qui. sans présenter les inconvénienls des arbres vivants, sont d'une installation coûleuse et compliquent beaucoup les opérations de taille et de vendange (fig. 230).
Les procédés les plus commodes de dressement des vignes se réduisent donc à l'emploi d échalns et de treillages.