Formulaire des esleuz, p
7. Publié dans De Boislisle, Mémoire de l’intendant de Paris, p. 766 : « Le
nombre (des misérables) augmente toutes les années de quatre dans chaque village, étant certain que les quatre personnes nommées dans chaque paroisse
gique, dira un peu plus tard : « Il n'y à qui que ce soit, jusqu'au plus misérable, qui ne vende sa chemise pour estre exempt de cette servitude’. » Vauban reprend la même idée, et elle sera un thème commun à tous les réformateurs du xvin® siècle. Des administrateurs, comme d’Aube et Vieuille, qui avaient vu fonctionner l'institution, sont du même avis 7 C’est une charge «très basse et très onéreuse », dit Vieuille: un juge seigneurial, explique le jurisconsulte d'Espeisses, ne peut être nommé collecteur, car « ce seroit compromettre la dignité du magistrat : honorem sustinenti Inunus impont non potest ». Un des avantages que les habitants de Niort verront à l'établissement de la dime royale dans leur élection, en 1718, c’est la suppression de la collecte. De nombreux cahiers du tiers état en 1789 demanderont également la suppression de cette charge parce qu’elle est « odieuse » et « accablante ». Quand un individu exempt de collecte défend son privilège, il soutient toujours que l'honneur de sa fonction lui interdit une telle charge“. Aussi, quoique le nombre des contribuables, par les exemptions de taille, soit considérablement réduit, il ne faut
pas s'étonner de trouver encore dans ce petit nombre une foule d'exempts de collecte.
Les avocats sont dans ce cas, non en vertu d'actes royaux, mais en vertu d'arrêts de cours des aides ; la seule condition
exigée est qu'ils plaident et consultent réellement auprès d’un tribunal royal.
pour lever les tailles sont ruinées au bout de l’année de leur collecte. Voyez combien il y a de villages en France et combien de misérables se font toutes les années par la collecte, »