‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 186 sur 466 · Dans Chérin, Abrégé chronologique, p · texte numérisé non relu

Dans Chérin, Abrégé chronologique, p

4. Mentionné dans la lettre de Colbert du 12 janvier 1666, ci-dessous.

5. Mémoriaux de la Cour des Aides de Rouen, t. XLI, p. 132, y.

6. Archives des Affaires étrangères, France, vol. 922, £° 60.

ces appels; elle fut composée des sieurs Machaut, Boucherat, Hervart, La Reynie, et Dorieu!.

Des instructions détaillées furent adressées par Colbert aux intendants?. Les usurpaieurs présumés seront traduits devant | eux par les traitants: dès qu'ils seront saisis d’une affaire, ils devront se faire produire les pièces de l'inculpé, en rédiger un inventaire sommaire, recevoir la déclaration de ses armoiries et blasons « qu'on change assez souvent pour les conformer à celles d’autres familles plus illustres, d’un nom équivoque ou synonyme », dresser les généalogies, faire comparaître devant eux, sans attendre les poursuites de traitants, tous ceux qui se disent exempis de taille ou qui, dans les villes franches, prennent la qualité de noble dans des actes. Ils verront à ne pas froisser les gentilshommes d'illustres maisons par des poursuites outrageantes; enfin si, à l’occasion, ils peuvent se faire ouvrir les archives des abbayes et les chartriers privés, ils ne manqueront pas d'y faire copier les cartulaires intéressants pour l'histoire, qu'ils adresseront à la bibliothèque du roi.

Le 12 janvier précédent il leur avait écrit :

« Comme vous estes assez informés que cette affaire est une des plus importantes qui puissent passer par vos mains, et en laquelle vous avez le plus besoin de vos lumieres et d’une soigneuse precaution pour descouvrir la faulseté des tiltres qui seront representez par lesdits usurpateurs et la vexation qui pourroit estre faicte a ceux dont la noblesse a esté bien establie, je ne scaurois trop vous recommander de donner une application serieuse et continuelle, en sorte que le Roy et le public puissent receuillir le fruict qu'ils s'en sont promis?, »

Les formalités pour reconnaître un véritable gentilhomme étaient longues et compliquées, et le résultat en était souvent incertain *.

Le seul signe distinctif de la noblesse reconnu par les ordonnances était le titre d’écuyer* et le port d’armoiries timbrées.

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