CO. — LES RÉSULTATS DE LA RECHERCHE
Il est certain que le principal but de la recherche, la distinetion entre vrais et faux nobles, ne fut pas atteint : c'est vers ce temps que Boileau écrivait dans sa satire sur la noblesse :
Mais quand un homme est riche, il vaut toujours son prix, Et l’eût-on vu porter la mandille à Paris,
N'eût-il de son vrai nom ni titre ni mémoire,
D’Hozier lui trouvera cent aïeux dans l'histoire.
Boursault dans son Mercure galant faisait dire également à
un riche bourgeois ? :
1. Glément IT, p. 77. La question de la surséance dans la recherche fut certainement discutée au conseil à la fin de novembre 1670 : on avait d’abord projeté de donner un délai de trois mois aux commissaires pour terminer leurs opérations, mais Pussort désapprouvait ces projets : voici le billet qu'un secrétaire de Colbert faisait parvenir à son patron le 28 novembre 1670 : « M. Pussort s’est chargé de vous entretenir sur l’arrest de surséance de l'affaire des usurpateurs de noblesse, estimant qu’il faudrait oster le temps de trois mois aussy bien pour ce qui est pendant au Conseil qu'aux provinces. Sur quoy il y a à considérer que ce seroit laisser aux Cours des Aydes le jugement des appellations de Mrs. les Commissaires departis; ce qui ne se doict pas souffrir, outre que fermant la main dez à présent aux traictans en leur ostant le moyen de remplir leurs forfaicts ils vous retomberoient sur les bras, de sorte M., que ces raisons estans pezées je ne fais point de doutte que vous accorderez les trois mois pour juger aux bureaux de Mrs. Daligre et Pussort ce qui est présentement en estat de juger : pendant lequel temps ou pourra recouvrer les amandes jugées comme chose acquise au Roy. C’est bien assez d'empescher qu’il se donne de nouvelles assignations et qu'on juge rien davantage aux provinces, J'ai creu, Mr., vous devoir faire cette remonsirance, après quoi je n'ay qu’à obéyr. » (B. N., Clairambauit, 792, p. 389-390 : lettre non signée).