‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 287 sur 466 · À, N., GT · texte numérisé non relu

À, N., GT

3. Lettre au contrôleur général du 21 avril 1690, dans de Boïslisle, Mémoire de l'intendant de Paris, p. 523-524.

&, À. N. AD 470, pièce 98, p. 13.

5. De Boislisle, Corresp. des Contr. généraux, t. II, p. 563.

une juste proportion par rapport aux biens et facultez des contribuables, surchargent souvent les plus pauvres et diminuent les cottes des plus aisez, les uns par animosité, les autres par intérêt ou par crainte de l'autorité qu'aucuns particuliers se sont acquis dans leur paroisse », et il prescrit de faire redresser les rôles jugés mauvais par des personnes de confiance désignées par l'intendant'. Dans un autre arrèt du 19 décembre 1716, le roi déclare qu'il établit la taille proportionnelle parce qu'en dépit des règlements portant « que la justice et l'égalité seront exactement observées dans la répartition des impositions sur les taillables », « la plupart des collecteurs et asséeurs, au lieu de suivre cette règle et répartir la taille en leur âme et conscience, se sont injustement arrogé la faculté arbitraire qu'ils ont exercée jusqu'à présent de cottiser les taillables selon leur passion, leur caprice ou leurs intérêts? ». Aïnsi, impossibilité de s’en rapporter aux collecteurs, impossibilité de les remplacer : telle est la conclusion à laquelle on aboutit toujours.

Les citations qui précèdent sont empruntées à des administrateurs et à des actes officiels; j'ai éliminé toutes les critiques de personnages privés qui pourraient être suspectés ; mais si l’on veut relire ces critiques, on verra qu'elles n'y ajoutent

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