Let. du 3 juillet 1664, M. C. 122, fol
7. Let. du 23 oct. 1665, cbid, 132°%, fol. 566; cf. fol. 453.
8. Clém. 11, 394 (c’est une circulaire, et non une lettre particulière à Leblanc : elle figure dans la correspondance de Breteuil). Le 11 juin précédent il leur demandait « un estat de toutes les taxes d'office que vous ferez en chacune parroisse, divisé par eslections. pour en rendre compte à S. M. » (B. Mun. Amiens, ms. 508, t. Il, pièce 235). Of, let, à Leblanc, 21 novembre 1681, Clém., II, 395;
dit encore : « Le principal point que S. M. désire estre observé dans cette imposition, consiste a faire un nombre considérable de taxes d'office ! ». Les taxes « osteront entièrement le trop grand crédit qu’avoient les élus, et feront connoistre aux peuples qu'ils ne sont pas les maistres de l'imposition, et qu'il faut absolument que les collecteurs fassent justice dans les roles, et que vous y pouvoirez par [ce] moyen ? ».
Les intendants se mirent à examiner les rôles, et à taxer tous les contribuables qui leur paraissaient mal imposés. Celui de Rouen, en 1678, taxa une centaine de personnes *, et celui de Caen, en 1683, en taxa 496, appartenant à 333 paroisses Le Dans la majorité des cas, les taxes portaient sur des « personnes d'autorité » que les collecteurs n'auraient pas assez imposées : dans la généralité de Caen, en 1683, on trouve dans ce cas 18 sergenis, 94 avocats, 25 fermiers de dimes ecclésiastiques, 9 cabaretiers, 6 bourgeois exploitant leurs terres, une dizaine d'officiers divers, 4 commensaux, 2 nobles dérogeant. En 1677, Leblanc taxe un médecin d'Evreux à 100 L., un « courier du cabinet de M. le duc d'Orléans » à 50 L., un « soldat de la compagnie de M. de Catinat » à 5 s., un contribuable d’Avrilly à 400 EL. «attendu la revocation de translation de [son] domicille qui estoit à Vert en France »; l’année suivante, 1l porte à 50 I. la cote d’un contribuable de Canville qui avait été imposé à 35 1. par arrêt de la Cour des aides; il augmente quelques officiers et des fermiers d’exempts.
Mais très souvent aussi les taxes furent employées à d’autres fins. On a vu comment Colbert lui-même les ordonna pour forcer les prétendus nobles à se soumettre à la recherche *, pour « porter plus fortement » les officiers de justice « à payer les taxes qui seront faites au Conseil » pour leur exemption de taille 5, pour empêcher les contribuables de se soustraire à la collecte. Elles furent un des procédés usités pour forcer les protestants à se convertir. Le 27 juillet 1682, De Morangis signale à Colbert deux protestants de Bellème qui « se disent » l’un fauconnier de Monsieur et l’autre gentilhomme de la Vénerie du roi, et sont riches. « J'en ay pris les noms, écrit-il, pour les taxer d'office au prochain département, estant persuadé que le
let. de Leblanc, 24 octobre 1682, B. N. fr. 8 761, fol. 69; etc. Le 11 décembre 1673, l'intendant d'Alençon envoyait à Colbert le rôle des taxes faites par lui depuis 1667 (Clairamb. 195, p. 244.)
1. B. Mun. Amiens, ms. 508, t. II, pièce 419 (circulaire du 4 sept. 1682).
9. Let. à l’intendant de Limoges, 8 nov. 1681, Clém., I, 171. RE
3. Etat nominatif dressé par Leblanc, B. N. fr. 8761°*, gs 177-270, Voir 1bid, fs 104 et suiv. ses taxes de l’année 1677 pour les élections d'Evreux, Gisors et Chaumont.
4, Etat nominatif envoyé au Contrôleur général le 23 nov. 1683 (A. N. G7 213). : Y. l'état de l’année suivante, ibid. à la date du 17 nov. 1684.