Ci-dessus, p
6. Circulaire du 22 nov. 1673, Clém., HI, 301; cf. ci-dessus, P. 250.
roy ne souffre plus dans sa Maison ny dans celle de Monsieur aucuns officiers de cette religion‘. » L'année suivante, son collègue de Caen écrit au contrôleur général £
« Je n'ay rien oublié de ce qui pouvoit leur marquer [aux Réformés] la protection qu'ils auroient s'ils changeoïent de religion. J’aurois fait beaucoup plus de taxes d'office sur ceux de cette religion, mais les plus riches demeurent dans les villes de Caen et de Saint-Lô qui paient la taille par octrois et tarifs, et je croi que les conversions y seroient plus frequentes si on pouvoit faire des taxes d'office sur ceux qui en font profession ?. »
De même qu'elles servirent à surcharger certains contribuables, les taxes furent utilisées pour en décharger d'autres. Cette pratique était cependant contraire aux ordonnances et au principe même des taxes d'office, Colbert l'a reconnu expressément dans certaines instructions aux intendants : « Le roy ayant receu, leur écrit-il le 9 octobre 1681, des plaintes de quelques provinces que MM. les intendans et commissaires-départis faisoient souvent des taxes d'office en diminution, au lieu que l'intention de S. M. n’a jamais esté par ses édits et arrests que de leur donner le pouvoir d'en faire en augmentation, pour empescher que les principaux des lieux ne se fassent décharger par les collecteurs, S. M. m'a ordonné de vous en écrire pour scavoir de vous s1 en effet vous en avez fait de cette sorte, et pour vous dire en ce cas qu'Elle ne veut point que vous en fassiez jamais aucune, sous quelque prétexte et pour quelque raison que ce soit ». Mais le ministre fut le premier à violer cette rè le. Quand il voulait favoriser certaines personnes, il les faisait « modérément taxer » par les commissaires départis. On l’a vu pour les maîtres de postes, pour les éleveurs de chevaux, pour certains manufacturiers *. L'ordonnance d'août 1669 prescrivait que les officiers des forêts royales fussent taxés par les intendants5, et Colbert la rappela à celui de Caen, le 30 mars 1672, em ces'termes :
« Le Roy ayant reçu plainte que les gardes de ses forests de l’estendue de la generalité de Caen sont surchargés de tailles dans les paroisses où ils font leur demeure ordinaire, contre la disposition
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2, Let. du 23 nov. 1683, A. N. G7, 213. Les taxes portaient sur 7 religionnaires, et montaient à 525 I.
3. Clém. II, 394 : La pièce est indiquée comme une lettre à Leblanc, mais on la trouve aussi dans la correspondance de Breteuil, ce qui prouve qu’elle est une circulaire. Voir encore Clém., II, 266 (Lettre à De Creil, dont la réponse, du 31 janvier 1673, est dans Clairamb. 794, p. 149) et VIT, 280. Cf. ci-dessus p. 158, Saint Pouange demande à Leblanc un dégrèvement par voie de taxe d'office.
k. Ci-dessus, p. 256-258,