Id., ibid
6. A. D. Calv., Plumitif de l’Election de Falaise, à sa date. L'effet de la sentence des élus est d’enjoindre « aux taillables de luy obéir en cette qualitté de collecteur ».
7. Maximes, p. 38. À Tracy, un collecteur de l’année 1671 étant mort, les habitants s'assemblent le 20 septembre « pour adviser aux moyens de mettre un autre collecteur au lieu et place de feu Jacques Lelarge, suyvant plusieurs sentences de Mrs les eleus de Caen, pour éviter aux frais et longueur de proces, et advancer de faire sortir les deniers de ladite taille », et ils nomment deux remplacants, qui payeront chacun 35 1. au porte-bourse « par moytié, à deux termes égaux, scavoir la Saint-Michel et Noël prochain »+ A. D. Calv. Registre de con-
sentements de Tracy.
Les collecteurs, réguliers ou conventionnels, doivent percevoir l'impôt de tous les contribuables de la paroisse, excepté les taxes d'office, qui, on l’a vu, sont payables directement au receveur'. L'année financière commençant le 1° octobre, ils doivent commencer leurs diligences dès cette date, ou du moins dès que le rôle est exécutoire.
La taille est une dette quérable; les collecteurs doivent donc se présenter au domicile de chacun pour encäisser; il est ainsi procédé généralement ?, mais souvent aussi les collecteurs choisissent un lieu et des jours de recette. Le lieu est fréquemment le cabaret, quoique les ordonnances l’interdisent; à Neuillyl'Evèque, à Saint-Vigor-le-Petit, à Vaubadon, paroisses de l'élection de Bayeux, à Sasseville, de l'élection de Caudebec, c'est le presbytère; les collecteurs y attendent les contribuables un ou deux jours de chaque semaine*. Aïlleurs encore, c'est le domicile particulier d’un collecteur.
Les dates auxquelles les collecteurs doivent faire la perception sont déterminées par celles où ils doivent faire leurs versements aux receveurs. Ces dernières, suivant les commissions, dont les mandements aux paroisses répètent les termes“, sont : le 1% décembre, le dernier février, le dernier avril et le 1% octobre. Mais en réalité les choses ne se passent pas ainsi. Les retards dans la confection des rôles, les nombreux procès, la misère et la mauvaise volonté des contribuables, les arriérés, l'obligation d’acquitter les autres impôts, empêchent de percevoir la taille avec une telle régularité; les receveurs se font payer quand et comme ils peuvent; il y à presque autant de modes d’encaissement que d'élections. D'ailleurs le gouvernement, qui a toujours connu les difficultés de eette perception, n’a jamais essayé d'appliquer l'ordonnance, et s’est simplement préoccupé de faire rentrer les fonds le moins mal qu'il était possible.
On a fait cependant, à notre époque, des essais de réglementation. Un arrêt du conseil du 12 novembre 1665 prescrit d’abord