Edit d'août 1661, sur la réduction du nombre des élus
7, « Les collecteurs des tailles seront tenus seulement de payer les droits pour six quittances, du nombre de celles qui leur seront délivrées par an par les receveurs des tailles, le surplus demeurant à la charge des receveurs. » Cf. le commentaire de Jacquin, Conférence de l'Ordonnance du mois de Juin 1680, Paris, 1751, in-4°, sur cet article.
« registre de bordereaux », en spécifiant la « qualité et nombre des espèces »; les collecteurs contresignent le registre séance tenante. Il est défendu par les ordonnances d'inscrire la recette « sur des feuilles volantes et journaux particuliers, ains seulenine sur les registres publics, bien et duement paraphés » par es élus’.
La complication des monnaies et les variations que leur faisait subir le roi étaient un des obstacles au bon recouvrement. La variété des espèces en circulation, même dans les provinces de l'intérieur du royaume, était surprenante. Ainsi lors d'un inventaire dressé par le Bureau des finances de Caen après le décès du receveur général, le 29 mars 1669, on trouve dans la caisse des louis d'argent, des douzains, des pistoles d'Espagne « tant doubles que simples », des écus d’or « tant escus entiers que demy » et de la menue monnaie”. La fausse monnaie était en outre courante : Colbert apprend en 1681 qu’ « il y a beaucoup de faux monnayeurs dans la Basse Normandie* ». Les rogneurs de monnaie, billonneurs et autres falsificateurs sont extrémement fréquents, et la monnaie fausse n’est pas toujours facile à distinguer de la vraie; les étrangers importent des pièces ui ont souvent cours comme la monnaie française, et dont la falsification est également facile “.
Les variations dans le cours des monnaies royales n'étaient pas moins gêènantes pour les paiements; elles amenaïent une différence entre la valeur nominale des espèces et leur cours ordinaire dans le commerce: Quand la valeur courante était supérieure à la valeur nominale, les receveurs ne les acceptaient que pour cette dernière valeur, et dans le cas contraire, ils refusaient de les prendre autrement qu'à leur valeur marchande. Dans les deux cas c'était le payeur qui perdait”.
La plus importante de ces variations fut la refonte des pièces
1. Mandement de J'intendant de Rouen, 1672, À. D. S.-Inf., G 2215. 9. A. D. Calv. Bureau des finances, procès-verbal de différentes affaires 1659-69, f° 749.