DE L'ETAT
Avranches. . . .| 20 juin 1661 2 495 1.
L& mars 1666 néant 10 mai 1666 5761. 857 3 402 1.| 5973 1.
30 janv. 1666 108 1 413 Carentan . . . .| 20 janv. 1659
Coutances. . . .|23 oct. 1668 L48 706 Evreux 26 nov. 1661 Montivilliers. . .| 7 déc. 1661 Mortain . . . . .| 21 janv. 1666 néant néant néant Rouen, . . .:. .| 14 déc. 1661 à
2 avril 1665 8 653 Valognes. . . . .| 26 mai 1662 22 oct. 1663 16 mars 1666
Assurer la perception de ces restes dans les paroisses fut également une tâche délicate. Les contribuables, qui se flattaient de l'espérance de n’en rien payer, n’obéissaient qu'aux plus dures rigueurs, et le gouvernément n'osait pas trop les presser, par crainte de compromettre la perception du courant.
En Normandie, le recouvrement fut particulièrement entravé par certaines fautes, volontaires ou involontaires, de l’administration. Un monitoire de la Chambre de justice publié dans les paroisses au début de 1662 avait parlé des remises de restes « accordées aux peuples... dès années 1656, 1657 et 1658 »; les contribuables en prirent texte pour ne pas payer les restes de 1657 et 1658; il fallut un arrêt du conseil du 30 mars 1662 pour les détromper et leur rappeler l'arrêt du 5 janvier 1662*, Vers le même temps, on faisait courir de faux bruits sur « la remise des tailles de l’année courante et des cinq années précédentes »; le Conseil dut encore les démentir?. Enfin, quelques mois après, on mit en circulation dans les provinces des imprimés de la déclaration du 6 mai 1662, confirmative de l’arrèt du 5 janvier, avec ce titre : Remises des restes des tailles, taillon, subsistances et autres, indéfiniment; il fallut un troisième arrêt du Conseil pour désabuser les contribuables, qui finissaient par croire tout de bon à la remise”. En août 1664, encore, Colbert écrit aux intendants : Veillez à ce que « les peuples ne se persuadent pas qu'on veut leur remettre ces restes ÉD
1. À, D. Calv., Plumitif de Bureau des finances, année 1662, f° 31.