‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 450 sur 466 · Leblanc à Colbert, 5 mai 1681, A. N. G7 491. La · texte numérisé non relu

Leblanc à Colbert, 5 mai 1681, A. N. G7 491. La

5. Let. de Morangis, 27 mai 1679, A. N. GT 71. Leblanc écrit le 4 juillet 1680 qu'à Blangy, « le-fermier des aydes a fait payer aux brasseurs les droits sy

On a déjà vu, d’après les avis des intendants sur les brevets, des détails sur cette misère”.

Colbert, d’ailleurs, quoiqu'il en ait écrit aux intendants, savait très bien que cette misère était profonde et difficile à guérir. Sa correspondance avec le roi en ces dernières années en fait

foi. En 1680 il lui écrit :

« Si quelque occasion glorieuse au roy se présentoit pour faire la guerre, les suites en deviendroient très fascheuses. Les fonds diminuant et les emprunts augmentant, le crédit s’anéantiroit, et il est à craindre qu’il ne fallust en revenir au 415 p. 100. Mais ce qu’il y à de plus important et sur quoy il y a plus de réflexion à faire, c’est la misère très grande des peuples. Toutes les lettres qui viennent des provinces en parlent, soit des intendans, soit des receveurs généraux ou autres personnes, mesme des evesques Fo

Et le 8 juin 1683, trois mois avant sa mort :

« Les intendants visitent les généralités, et en rendent compte par toutes leurs lettres, qui sont pleines de beaucoup de misère des peuples ».

A quoi le roi répond :

« La misère me fait grand peine. Il faudra faire tout ce que l'on pourra pour soulager les peuples; je souhaite le pouvoir bientost * ».

Mais si Colbert lui propose de réduire ses dépenses, à quoi, lui dit-il, « l'application de ceux auxquels V. M. veut bien acquiescer dans la conduite, régie et administration de ses finances, ne peut rien *, » il reçoit cette réponse : (La grande despence me fait beaucoup de peine, maisily ena de nécessaires ? ».

Le meilleur document qui puisse nous faire saisir l'étendue de la misère dont parlait Colbert est le résumé, fait dans les bureaux du Contrôle général, des rapports des commissaires extraordinaires envoyés par le roi dans les provinces, — et notamment en Normandie — en 1687%. En voici l'essentiel :

exactement, qu'ils ont esté obligez de quitter; il n'y a a present que luy qui brasse, ce qui a fait perdre 500 1. de taille à ce bourg. » (soi. 491).

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