Commissions des tailles pour
l'élection de Gisors paye tous les ans 4 000 1. pour l'entretien d'un commis à la recette des tailles à Pontoise. Un arrêt du Conseil du 26 octobre 1669 ordonne la levée de 140 L. par an pendant six ans sur la paroisse de Sommery (élection de Lyons), pour dépenses municipales extraordinaires, de même sur la paroisse de Corneille (élection de Gisors), on lève 340 I. en chacune des années 1675, 76 et 771.
Après ses observations sur le total du brevet, l'intendant devait proposer ce que chaque élection aurait à payer. Il avait à indiquer pour chacune non pas une somme globale d'impôt, mais toute une série de chiffres partiels.
Le brevet maintenait en effet la vieille distinction entre le principal de la taille, le taillon et le fonds des ponts et chaussées? : il fallait donc indiquer ce que l'élection porterait de chacune de ces impositions. À cela, s'adjoignaient les impositions accessoires, qu'il fallait aussi répartir quand elles étaient mises sur toute la généralité : au total, le chiffre d'impôt d’une circonscription était fait de cinq, six, et même huit cotes additionnées.
Mais répartir isolément chacune de ces impositions partielles eût été impossible. Dans la pratique, l’intendant prenait la somme globale de la généralité, la répartissait au mieux entre les élections; ensuite, une simple opération arithmétique subdivisait le chiffre proportionnellement au montant des impôts
artiels; par exemple, si le taillon de la généralité était égal à 1/5 de la taille totale, on attribuait invariablement à chaque élection pour le taillon 1/5 de son imposition ; quand un impôt est spécial à une élection, on réduit d'autant les autres chiffres de cette élection, de façon que le total ne s’en trouve pas accru. Cette manière de procéder n'avait aucun inconvénient, puisque la distinction entre taille, taillon, impositions annexes, etc., ne devait pas être faite dans le département entre les paroisses ; elle ne servait guère qu'aux receveurs, pour la distribution de leur recette.
L'évaluation exacte des ressources d’une élection était impossible; on verra qu'on ne pouvait pas davantage faire exactement celle d'une paroisse, ni celle d’un individu.
« I est infiniment difficile, dit Richer d’Aube, qu’ [un] intendant puisse proposer son avis avec une connoissance suffisante, puisque ce n’est que par la connoissance détaillée des parties qu'on peut connoiître un tout, et que le détail des parties à connoître pour donner un