TALALGIE SIMPLE
L’hygroma sous-calcanéen l’explique-t-1i1? Il est possible que cet hygroma existe, mais sur 13 cas de lalalgie observés par M. Jacouer et sur les observations que nous rapportons, il n’en a pas élé rencontré.
De plus la douleur n’est jamais exactement localisée au niveau de la bourse séreuse.
Par contre, cette douleur, ainsi que le dit M. Jacquer, diffuse Le long du tendon et des aponévroses plantaires, elle est ostéo-fibreuse et fibreuse. Nous avons aussi constaté que, outre les maxima indiqués par M. Jacouer, il y en avait un autre sur la face externe du calcanéum, c'est-à-dire au niveau de l'insertion, sur cet os, du ligament péronéo-calcanéen de l'articulation tibio-tarsienne.
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En localisant aussi plus soigneusement les points douloureux de la face plantaire, on voit que c’est au niveau des tubérosités interne et externe que se trouve le maximum douloureux, c'est-à-dire au niveau des points d’attache des tendons des muscles de la plante du pied.
« En effet, » dit M. Jacquer, « tendons et aponévroses, « riches en nérfs, de sensibilité pathologique exquise, « jouent dans la douleur rhumatismale un rôle prédo- « minant, bien que méconnu, au profit des synoviales. « Ce rôle,je l’ai invoqué pour expliquer, dans le blenno- « rhumatisme , la douleur au coccyx, la douleur du « fibro-cartilage nasal, celle des apophyses épineuses. « Depuis, j'ai trouvé maintes fois ces localisations dou- « loureuses, qu'aucune inflammation synoviale ne saurait « expliquer, et je n’hésite plus à considérer la talalgie « non déformante comme le premier degré de la talalgie « hyperostosante et dépendant, comme elle, d’une même « cause : le rhumatisme ostéo-fibreux, avec un travail « d’ossification encore inappréciable. »
Outre ces raisons, qui plaident en faveur de l’origine nerveuse de la talalgie simple, il y en a d’autres qui lui sont communes avec la talalgie hyperostosante, particu- Hèrement la concomitance de phénomènes nerveux dont nous parlerons.