‹ La tapisserie de BayeuxChapitre 11 sur 33 · Cf. pour la description de Wace, v. 6522, sq · texte numérisé non relu

Cf. pour la description de Wace, v. 6522, sq

Donc issirent li chevalier, Tuit arme e tui haubergie, Escu al col, elme lacie.

Ensenble vindrent al gravier, Chascun arme sor son destrier.

Tuit orent ceintes lor espe'es.

Al plain vindrent, lances levées.

Li baron orent gonfanons, Li chevalier orent penons.

Cf. V. 7583, sq. :

Le dus fist chevals enseler, Plusors en fist tries sei mener, Chascun out à l'arcon devant Une espee bone pendant, E cil qui les chevals menèrent Lances acérées portèrent.

Donc furent arme li baron Li chevalier e li gueldon.

On voit souvent suspendu à la selle le fourreau de l'épée : Scènes VII, IX, XII, XV, etc.

tout d'abord d'un haubert, cotte de mailles, aux manches courtes, échancrée au bas et pourvue d'un petit pantalon descendant jusqu'aux genoux, qui permet de monter à cheval. Ce sont les pans du haubert ', nous voyons sur la tapisserie qu'ils ne sont pas flottants, mais cousus et formant culotte. Ce vêtement devait se mettre en général par en bas, comme nos caleçons et avait sans nul doute une ouverture au milieu pour permettre de passer la tête et les bras. On consolidait ensuite par des lacets ou des courroies en cuir cette échancrure. Si nous n'avions pas la scène où des écuyers, des varlets transportent les armes dans les navires, nous pourrions croire, à cause de la difficulté de la bro-

I. Je n'ai pu retrouver cette forme sur les sceaux des XI'' et xii" siècles. Mais ceux qui se rapprochent le plus de la tapisserie de Bayeux sont Geoffroy Plantagenet, ii^g (D. N. 20) ; Eudes (D. N. 27), 1 155; Henri Plantagenet (11 54-1 180) [revers]; Raoul, seigneur de Fougères (D. 268 N.), aussi (269 N.j, 1160; très intéressants pour l'âge de la tapisserie : Thierry d'Alsace, comte de Flandre, 1160 (D. fl. i36); Philippe d'Alsace (D. Fl. j38). 1170; Bouchard IV de Montmorency (D. A. 234), 1 177 (même costume que sur la tapisserie) ; Raoul, comte de Baissons (D. P. 35), ii83; Guillaume de Hommet (P. N. i5), 1190.

derie à représenter les cottes de mailles, que ce sont des vêtements, sur lesquels on a pincé de distance en distance de petites plaques de métal ou des anneaux; en un mot, on pourrait voir là des broignes, non plus, comme autrefois, de simples cuirasses. Mais cette scène nous prouve le contraire et le dessin de ces cottes ne saurait tromper. C'est bien le haubert à mailles que portent ces chevaliers. Nous n'avons donc plus — chose bien digne de remarque — la broigne, qui, comme dit Du Gange, couvrait seulement la poitrine « Brunia qiiod pectus tegat ». Elle avait été en usage à l'époque carolingienne et avait marqué une décadence dans l'armure défensive. Cette décadence devint de plus en plus sensible à la fin de cette période, car la main d'œuvre avait baissé et il ne fut plus possible aux ouvriers de continuer la technique gallo-romaine. On fabriqua donc une cotte en cuir très courte, doublée et rembourée, comme nos plastrons d'escrime, sur laquelle étaient placées des plaques de métal plus ou moins nombreuses, plus ou moins grandes; puis, avec le temps, on attacha des petits anneaux de fer, simples ou doubles, qui protégeaient ainsi la. partie la plus exposée du chevalier : la poitrine. Ces mailles avaient une très grande souplesse, car Anne Comnène, nous décrivant les cui-

rasses des croisés, loricce, nous dit qu'elles étaient composées de mailles qui se replient et se courhentcomtue des écailles et sont à l'épreuve des traits les plus perçants '.

I. Les renseignements que nous possédons sur le costume militaire au xi» siècle sont fort rares. Les historiens qui l'ont décrit s'appuient sur des monuments figurés qui ne sont pas de ce siècle, cf. Max Jahns, Handbitch eiyier Geschichte des Kriegwesen5. Leipsig, Brunow,i88o, et San Marte, ZurWaffenkunde des œlteren deiitschen Mittelalters, Quedlinbourg, 1867 (excellent travail). Parmi les monuments cités, le cavalier qui se trouve sculpté à l'église Saint-Julien de Brioude n'est pas du xi% mais du xii'î siècle. Le chevalier représenté au cloître de Saint-Aubin, à Angers, indiqué par Demnin, Guide des amateurs d'armes (Paris, Renouard), est aussi de l'extrême fin du xn°. 11 est nécessaire de ne pas accepter les miniatures invoquées comme des œuvres des x» et xi° siècles. Une revision fort sévère s'impose ; on comprendra que je ne puisse l'entreprendre ici. Le chapitre consacré par Quicherat demande la même revision. Les manuscrits qu'il cite ne sauraient trouver place dans sa description. Ils sont postérieurs. La tapisserie de Bayeux, qui lui a facilité sa tâche, doit être aussi retranchée de tous les manuels qui traitent de l'histoire du costume. A la rareté des monuments figurés s'ajoute encore celle des sources écrites. Elles sont en latin

Ce fut le système employé, je crois, jusqu'à la fin du xi« siècle; car nous retrouvons la broigne dans la chanson d'Alexis et dans les récits de la première croisade '. Les écrivains

et les écrivains emploient toujours l'expression lorica pour désigner Tarmure, sans aucune description. Cette appellation désigne en même temps la simple cuirasse et la broigne [byiinia], mentionnée aussi par l'auteur de la Vie de S. Alexis. Cf. pour le XI' siècle, Adalberon, Carmen ad Rolb, v. 1 36- 140 « Insuper apponas sibi loricamque triplicem », cf. aussi Raoul Glaber, II, 3, casque et cuirasse, III, 2. Guillaume de Jumièges se sert aussi de la même expression, I, X, p. ySjJoricatiis locatur inferetro. Aussi II, 4, p. 790, Triplicique lorica indutus. Mais il montre qu'on ne connaissait pas de son temps en Normandie la cotte de mailles.

I. Cf. les historiens des croisades (collection de l'Histoire occidentale). Pierre Tubeuf, IV, 6, p. 34, vendentes siios clypeos et loricas nimis optimas et galeas, même terme dans Albert d'Aix, I, 7, p. 277 ; Balduin, III, 5i, p. 169, super hamatas loricas. Cf. les auteurs anglais, Henri de Huntingdon, IV, p. 376, lorica calefacta jam non resistente. Gesta Tancredi, 52, p. 645; loricœ ferrece^ dans Albert d'Aix, VII, 70, p. 553. Faut-il voir des hauberts dans ces désignations ou simplement des cuirasses? Je ne saurais l'affirmer, mais je crois plutôt à des armures fort simples, formées de petits anneaux et descen-

de la première croisade, et avec eux Oderic Vital, s'étonnent, vers iiig, de voir des guerriers armés de hauberts et de chausses de mailles. Ce dernier écrivain indique avec soin cette nouveauté, mais fait souvent mention de l'ancienne armure. On dirait même que la langue latine n'avait fourni aucune expression pour désigner le haubert, car il est obligé de dire en parlant de ces guerriers : « undique loricati ». Il avait du reste exprimé son étonnement en parlant des Agulans. Je crois donc que l'usage du haubert, c'est-à-dire de la cotte de mailles, a commencé vers le premier tiers du xii' siècle (i I lO-i 120) et non, comme on l'a dit déjà, au XI" siècle. Il est dià, pour moi, à l'influence des croisades '.

dant, ^)nn//o5/or/crt'. Albert d'Aix, II, XXXIV, p. 32 5. Elles sont aussi appelées sqiiamosae vestes ferri, III, 64, p. 384, hiimeris squamosas vestes ferri ingerunt, hastis vexilla praefigunt.

I. Cf. Baudry, I, 24, p. 80, qui toti ferra loricati neque sagittas neque lanceas timebant, neqiie prceter gladios arma in bellum /ereba}it. Oderic Vital, Xll, 37, p. 452, an. 1 123, emploie aussi la broigne, lorica indutus,XU, 3g, p. 455; VIII, 2, p. 285, les mailles se rompent « loricce rumpebantur ». On en portait en or, IX, 8, p. 53 1 aurea lorica indutus; quand il veut indiquer le haubert, il a soin de dire undique

Mais le haubert ne fut pas tout de suite accepté. Il avait à lutter contre une habitude déjà fort ancienne et peut-être même contre la difficulté de le porter. Suger et les écrivains anglais de cette époque nous prouvent encore l'usage de la broigne.

La broigne était maintenue soit par des lacets, soit par des nœuds placés de chaque côté, sur le corps du guerrier. Mais à partir des croisades, les riches seigneurs, les chevaliers puissants désirèrent des hauberts très fins, en mailles, et d'une exécution relativement difficile. La main d'oeuvre devint sans nul doute plus habile sous l'influence des artistes turcs ou sarrazins ; nos chevaliers purent donc se procurer ainsi des cottes d'une très grande finesse. La broigne fut encore employée jusqu'au milieu du xii« siècle, elle vécut côte à côte avec le haubert dont les anneaux n'étaient plus attachés,

loricattis, cf. an. 1 1 19, XII, 18, p. 36i. Ferro undique vestiti erant. Aussi dans ce combat trois seulement furent tués. Il exprime son étonnement devant les Agulans, IX, 9, p. 544. Suger emploie la même expression: Suger (édit. Delaborde), vita Lud. X, p. 42 ; XXV, 99; XX, 86, les chausses de mailles décrites par Roger de Hoveden, I, p. 194 (an, II 38).

mais enchaînés les uns dans les autres. Les poètes, qui nous vantent les mailles serrées et menues du haubert, des chevaliers ont souvent employé l'ancien mot « broigne » pour indiquer celui-ci. C'est surtout vrai pour les chansons de geste de la première moitié du xu" siècle. Ils décrivent aussi les coups de lance ou d'épée, qui déchirent une partie de cette armure dont les mailles tombent à terre '.

I . Weiss {Kostllnikunde des M. ^ . , p. 646) veut voir dans le haubert jaserant une îorica doublée, sur laquelle on aurait cousu des plaques de métal. C'est une erreur. Les chansons de geste indiquent au contraire le haubert. Cf. Otinel (Guessard et Michelant). On dos H vestent un haubert jaserant, grosse est la maille et derrière et devant ; cf. Renaus de Montauban, p. SS-Sy. L'épithète de Jaserant indiquerait sa provenance. Ce serait à Alger, en Afrique, que cette armure aurait été tout d'abord fabriquée. Diez, Etym. Wort, I, p. 162 (jazarino), Victor Schirling. Die Verteidigttngs-waffen im Alt- /ran:{Osischen Epos. Marburg, Elwert, 1887, p. 32, dit qu'il a trouvé dans le roman de Foulque de Candie (éd. Tarbé, Reims, 1860, p. 161) : Tantost vesti l'aiibert qui fu fait en Quartage ; mais il perd de vue qu'il fallait une rime en -âge. La longueur du haubert est indiquée par Mathieu Paris, Clir. Major, II, p. 206 « nam Iorica qiia induebatur cum se geni-

Les premiers sceaux équestres n'indiquent pas la broigne. Le cavalier est à cheval, vêtu d'une simple tunique courte. Ce n'est que vers la fin du XI'' siècle que le sceau de Gui de Laval (1095) nous donne une sorte de broigne. Mais c'est une longue robe qui descend jusqu'aux pieds, formée de petits anneaux, qu'on dirait collés sur l'étoffe. On peut en dire autant de celle que porte Raoul, comte de Vermandois (iii6-ii52). Les manches de cette tunique sont assez larges, tandis que la robe de Gui de Laval en est privée. On ne saurait donc parler d'un type unique; mais sa forme, ainsi que sa longueur, devait varier suivant les provinces. La première cotte de maille que nous fournissent les sceaux, c'est celle de Hervée deDancy 1 120 '. Elle ne descend que jusqu'aux

bus ejiis allideretyt. Pour les monuments figurés, cf. vitraux de l'abside de Saint-Denys, le manuscrit fonds Sorbonne 267, B. N. ; Bibl. de Bruxelles, n» 9917, la crosse de Ragenfroy (fin du xu° siècle) ; le guerrier a le même costume que ceux de la tapisserie ; cf. la frise de la façade d'Angoulême et les chapiteaux de N.-Dame du Port, à Clermont-Ferrand.

I. Cf. sceau de Guy de Laval, 1096 (D. A. 2554), de Raoul comte de Vermandois (iii6-ii52), broigne

genoux et, à partir de cette époque, son usage devint de plus en plus général. Sa coupe ne changea pas. Les sceaux nous prouvent qu'elle fut employée pendant tout le xii'= siècle et durant le premier tiers du xiii<^ siècle '. Vers la fin du

aux manches courtes de Charles le Bon (i 1 19-1 127) (D. art. 27), Henri /er (iioo-ii35) est vêtu d'une simple tunique courte sans mailles, Etienne, roi d'Angleterre (i i35-i 154), a le même costume. Hervée de Dancy (i 120) a la première cotte de mailles courte, elle fut employée jusqu'au deuxième tiers du xni^ siècle. Robert de Gouvix (D. N. 295); de Mesnil-Fugiiet (D. A. 4o5) ; Louis, comte de Blois, an. 1202; Gautier de Gournay (i 207); Guillaume de Gué, 121 1; Roger Gei-net {A. D. 283), 1207; Bernard V, comte de Comminges (1226).

I. Les sceaux nous fournissent : 1° des hauberts quadrillés; cf. ceux de Raoul, comte de Vermandois, 1 146; Raoul Seigneur de Fougères, 1 160; Guillaume de Hommet, 1190; Richard de Hommet, 1191 (D. i5 N), 1190; Richard de Martinvert (D. 392 N.); Simon deVillers (fin du xn° siècle); 2° cottes de mailles annelées: Gérard de Picquigny, 1190; Gui de Laval (3" tiers du xii" siècle), cf. supplément, 2491, sccaïc qui réprésente un chevalier vêtu d'une cotte de mailles annelée. On le croit sans preuve du xi" siècle. Le casque est orné d'un volet, et l'épée est semblable à celles de la seconde moitié du xn" siècle. Le harnais du cheval donne aussi cette date. Je place

xn" siècle, on porte sur cette armure une sorte de cotte sans manches qu'on appelle cotte d'armes'. Je l'ai rencontrée pour la première fois en 1182, sur le sceau de Hugues de Chaumont. Elle est d'un usage même fort rare à la fin du xiie siècle.

Les archéologues qui ont accepté la date de 1070-1080 se trouvent un peu embarrassés devant ces cottes de mailles si bien indiquées. Les uns les passent sous silence, les autres parlent au contraire de brugnies portées par les chevaliers. Et que diraient-ils si on leur montrait combien plus simple devait être le costume guerrier des Saxons, à la bataille d'Hastings, protégés par l'armure semblable à celles des Carolingiens. Notre artiste l'ignorait même et, vivant un siècle plus tard, il a revêtu les Anglais de la cotte de mailles et leur a donné la lance, le grand

ce sceau, non au xi« siècle, mais bien vers 11 55. La tapisserie nous fournit des cottes de mailles quadrillées et annelées.

I . Pour la cotte d'armes, cf. Hugues de Chaiimont 1182 (D. A. 1807); Jean de Mortain (D. 48 N.), 1189; Pierrede Gamache{D.A. 2254), i igb; Ansel de Garlande (D. Ar. 2259), 1 195 ; Artiir I",roi de Bretagne, 1195.

bouclier oval et la hache danoise dont parle Wace.

Le haubert comprenait aussi « une coiffe », sorte de capuchon de mailles. Elle ne fut pas unie tout d'abord à la cotte, mais tout à fait indépendante de l'armure. Cette armure déjà plus complète ne fut portée que par des chevaliers fort riches, mais les monuments figurés nous prouvent que son emploi devint avec le temps plus étendu. C'est le moment où fut faite la tapisserie de Bayeux, car nous pouvons voir que chaque miles la porte. Je ne saurais dire, — vu le silence des écrivains latins — si elle consistait à l'origine en une coiffe fourrée et très forte, en cuir ou en drap, sur laquelle on avait attaché des petites plaques de métal ou des anneaux; mais ce qu'on peut garantir, c'est qu'à l'époque de notre monument, la coiflTe de maille est d'un usage général '. Les poètes

I. Oderic Vital, H. N., XII, i8, p. 36i, capicium loricœ: Super capiit feralem ictiim gladio intulit,sed capicium loricœ specialis patricii caput illœsum protexit. (an 1119). On la voit pour la première fois sur le sceau de Guy de Laval (logS), mais elle est d'un usage général à partir du deuxième tiers du xii° siècle, et elle continue à être employée pendant le premier tiers du xiii"; cf. l'excellent travail de

nous disent que, par dessous ce capuchon de mailles, les chevaliers avaient l'habitude de porter des bonnets en laine assez souples pour amortir la dureté de la coiffe.

Le chevalier porte sur la tapisserie de Bayeux un vêtement de dessous. Est-ce « la cuirie», sorte de justaucorps assez fort qui descendait jusqu'aux genoux, pourvu de manches longues mais étroites. Ce n'est pas le « bliaut » qui était plus long et je ne puis croire que ce soit simplement la chemise '. Il fallait un autre

Aron Sternberg, Die Angriffswaffen im altfran:{ôsischen Epos, Marburg, 1886, et celui de Volkmar Bach, Die Angriffswaffeyi in den altfran^ôsischen Arlus-Romanen, Marburg, 1887.

I . Le Bliaut dépassant sensiblement la cotte de mailles est indiqué d'une manière exceptionnelle sur le sceau de Thierry d'Alsace, 1128, sur celui de Guillaume, comte de Nevers, 1140. Il devient dans la seconde moitié du xn» siècle de plus en plus long et flotte au vent. Cf. Baudoin, V, 11 76 (D. Ar. 60); Guermond de Picquigny (1178-1186); Anseric de Montréal, 1180; Guillaume de Mello, ii85 ; Hugues de Chaumont, 1182 ; Jean de Corbeil (D. A. 1888), 1196; Hugues de Fontanes (D. P. 325), fin du xn' siècle; Gautier Tyrel, D. P. 646, fin du xn« siècle. Sa longueur augmente à mesure qu'on avance. Mathieu de Gamaclies,

vêtement pour amortir les coups de lance. Aussi, le dessinateur a-t-il placé sous la cotte de mailles une tunique un peu plus longue, mais je ne crois pas, comme le prétendent les poètes avec leur exagération habituelle, que ces vêtements aient été fort nombreux : ne vont-ils pas jusqu'à indiquer six vêtements portés par le chevalier en dessous de la cotte. La tapisserie semble montrer, chose singulière, que certains chevaliers portaient leur haubert sur la chair, mais notre artiste se contredit en dessinant ainsi les morts, car il a revêtu les combattants d'une tunique qui dépasse le haubert '.

On peut voir que les chevaliers portaient des chausses de mailles ^. Mais elles sont encore fort

Il go; Pierre de Gamaches, iigS; Arthur I, duc de Bretagne (D. N. 333), 1202; Guillaume de Semilly, C" XIII (D. A. 5?9); de Seran, D. 541, N. ; commencement du xiir, D. 332 N. Guillaume de Gué (D. 3oo N). Guillaume de Bonnebosq (D. N. i23),

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