Scène I
2. Cf. pour les vêtements longs, Léon Gautier, La chevalerie, p. 32o; cf. A. HinstorfF, Kiilturgeschiditlidies im Roman de VEscoiiJle iind im Roman de la Rose ou de Guillaume de Dol, 1896, p. 17. Wilhelm Hcidsiek, op. cit., pp. i6-23.
en sont fort nombreux. Ce costume se composait en effet d'une chemise en soie ou en lin qu'on ne saurait apercevoir. On la quittait la nuit. Les manches assez courtes étaient le plus souvent cousues. Puis venaient les braies qui couvraient les hanches et descendaient jusqu'aux genoux. Elles étaient en lin, en laine, ou en soie, retenues par une ceinture qu'on ne voyait pas, appelée « Braiel ». Des chausses, le plus souvent en laine, parfois en soie, sorte de bas montant très haut, couvraient les jambes. Les grands personnages avaient l'habitude de mettre un large ruban noué au bas des braies, sorte de jarretière qui maintenait à la fois et les braies et les chausses '. Chrétien de Troyes nous fournit un détail précieux pour notre tapisserie. Il prétend que dans le pays de Galles, les chausses et les braies sont d'un seul tenant; elles se portent comme les caleçons de nos jours. Et cela est si vrai que nous voyons les varlets, les milites même, occupés à s'embarquer pour la Normandie, s'être débarrassés de ce long caleçon, décrit par l'auteur de Perceval ^