CHAPITRE X
musée de la Porte -de Hall, 4 Bruxelles, copiée, M. Michiels en a fait la démonstration, sur un triptyque
PROCESSION DES DIJONNAIS PENDANT LE SIEGE DE I§13 (Musée d2 Dijon.)
Diaprés les Anciennes Tapisseries histori¢es de M. Jubinal.,
de Jean de Maubeuge; Mise au tombeau, de lacollection d’Albe, reproduisant textuellement un tableau de Bernard
Van Orley; Sainte Céne de Léonard de Vinci, imitée dans la tenture que Francois I* offrita Clément VII, etc. Au point de vue spécial qui nous occupe, voici quelles furent les conséquences de la révolution opérée sous les auspices de l’Italie. « La tapisserie —qu’il nous soit permis de rapporter ici l’appréciation d’un artiste doublé d’un connaisseur— revét, comme l’architecture, un caractére plus élégant; le style s’élargit et s’épure; les compositions deviennent plus libres, plus gaies, plus abondantes; elles perdent leur forme rigide; le nu apparait dans toute sa puissance; les plans se multiplient; il semble que lair et la lumiére ont pénétré dans les tapisseries comme dans les habitations!. »
Les principes nouveaux eurent pour premier résultat de faire placer trés bas le point de vue, auparavant placé trés haut; désormais les figures, au lieu d’étre étagées les unes au-dessus des autres, se coordonneront, se grouperont, de maniére 4 former des scénes d’une netteté parfaite. On a critiqué ces modifications, mais a tort: « En ne ménageant qu’une étroite bande de ciel, rayée de nuages ou coupée par des bouquets d’arbres, Vartiste, a-t-on dit, évitait de laisser un grand vide dans le haut de la composition, ce qui est toujours facheux et mal compris, par la raison que la tenture ressemble alors a une fenétre ouverte par laquelle entrent ou passent des figures, au lieu qu’elle doit donner Vidée dun truméau couvert, d’un mur revétu de laine?. »
1. Denuelle, Rapport au nom de laCommission de la manufacture nationale des Gobelins. Paris, 1877, p- 17.
2. Charles Blanc, Catalogue dela collection de S.A. le duc de Berwick et d’Albe, p. 21.