‹ La tapisserieChapitre 135 sur 182 · LE SACRIFICE D · texte numérisé non relu

LE SACRIFICE D

D’aprés Simon Vouet. Atelier des Comans, (Musée des Gobelins.)

de l’atelier des Comans sont par-

venues jusqu’a nous. En 1876, 41’ Exposition de l'Union centrale, on a pu voir au palais de l’Industrie la Chasse

sa

Plus

leurs pieces

de Meléagre, marquée d’un double C, initiale de

Charles de Comans, le Sacrifice d’Abraham, marquée

dun A. C. (Alexandre de Comans), et la Métamorphose d’Aréthuse, revétue de la méme marque. Une autre tapisserie sortie des mémes ateliers, tapisserie qui a Jusqu’ici échappé a toutes les recherches, se trouve au Musée national de Munich; elle représente le Mariage

de lempereur Othon (marques : une fleur de lis entre

deux P, un M surmonté d'un F, et un monogramme dans lequel on déméle les lettres P. D. M). Toutes ces tentures se distinguent par leur dessin serré, par leur tonalité savante plutdt que riche.

Les tapisseries de latelier dirigé par les de la Planche semblent avoir également réuni de grandes qualités. Un rapport de 1718 porte sur ’ensemble de

ses productions le jugement le plus favorable. « La

fabrique de M. dela Planche, qui a eu le méme sort, je veux dire qui est pareillement éteinte, est venue ensuite; il est bien facheux qu’un si digne conducteur n’ait point laissé de successeurs, vu les beaux morceaux qui restent de cette fabrique : on a toujours estimé la beauté de ses dessins et leur régularité; ses belles verdures 4 oiseaux et ses magnifiques paysages lui ont toujours fait donner beaucoup de louanges; son gout ,dans les nuances était tendre et de durée, le coloris, fort .beau, imitait beaucoup les carnations de Raphaél et de Rubens; ses draperies artistement nuancées, d’un travail naturel et d’une belle ordonnance, Cette fabrique était fine, ronde, mince, et facile a distinguer des autres

par une extréme beauté; la finesse a toujours éclaté |

dans ces tapisseries et méme dans celles qui paraissent

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