FAUTEUIL LOUIS XV
RECOUVERT DE TAPISSERIES DE BEAUVAIS a (Ancienne collection Hamilton.) a} wi
leur ancienne activité et de fonder d’une maniére du- hy -rable leur réputation. Il commenca par rétablir l’école de dessin et par augmenter le nombre des ouvriers; il s’efforca, en méme temps, de gagner la faveur du
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public en substituant aux anciens modeéles, générale-
ment sévéres, des compositions nouvelles, pleines de
grace et de fantaisie: les Fables de La Fontaine, les Amusements champétres, les Chasses, les Comédies de Moliére, d’aprés ses propres cartons; la Tenture chinoise, d’aprés Dumont; les Fétes russes et les Bohémiens, d’aprés Casanova; tels sont les titres de suites qui opérérent une véritable transformation du gotit. Rarement on mélait aux sujets badins une note plus grave, comme lorsque l’on exécuta l’Jliade, de Delhais.
La prospérité de la manufacture de Beauvais se maintint pendant la direction d’A.-C. Charron, le successeur d’Oudry. Au moment de sa retraite, en 1780, Pétablissement occupait cinquante ouvriers.
Le successeur de Charron, un marchand tapissier d’Aubusson, de Menou, joignit 4 la fabrication des tapisseries celle des tapis; en 1790, il donnait du travail 4 cent vingt ouvriers.
La Révolution arréta lessor dela manufacture beauvaisine, qui toutefois ne sombra pas au milieu de ces luttes gigantesques : on sait qu’aujourd’hui encore elle maintient, avec une incontestable supériorité, les traditions de la tapisserie décorative *.
On a vu, dans le chapitre précédent, qu’a Lille ia fin
1. Vers 1835, la manufacture de Beauvais occupait 45 ouvriers, 11 éléves et 4 surnuméraires ; elle consommait par an 70 kilos de soie brute, 65 de laine teinte, 60 de laine de chaine et 10 de fil
blanc. La production annuelle s’élevait 4 109 métres carrés, reve-
nant chacun a 690 francs (Dubos, p. 40).
En 1882, le budget de la manufacture s’est élevé 4 116,350 fr. répartis comme suit :
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du xvit® siécle avait été marquée par une véritable
renaissance de l’art de la tapisserie. Guillaume Wernier de Bruxelles continua, dans les premiéres années du xvure siécle, ce qu’avaient si bien commencé son beau-pére Jean de Melter et Pannemaker; son atelier, en 1709, occupait plus de cinquante ouvriers; il ne cessa de mettre au jour des tentures qui tiennent aujourd’hui encore fort honorablement leur place dans nos musées.
En 1876, on admirait, a l’exposition de l’Union Centraie, quatre compositions mythologiques d’aprés l’Albane, avec la signature du maitre. On cite en outte plusieurs suites de l’Histoire de don (Quichotte, des Téniéres, d'une tonalité bleue un peu trop vive, une série de six piéces destinées a Véglise Saint-Sauveur, dont Pune, les Noces de Cana, fut exposée au Champ de Mars, en 1867, enfin, a Vhépital Saint-Sauveur,
Personnel administratif, 11,550 fr.
Atelier : 1 chef, 4 sous-chefs, 45 artistes, ouvriers, ouvriéres, employés et éléves, 82,600 fr.
Indemnités, 7,200 fr.
Matériel, 15,000 fr.
Les directeurs de la manufacture ont été, depuis la Révolution: Camousse, an III + an VIII;
Huet pére, an VIII + 1814;
Huet fils ainé, 1814 + 1819;
Huet jeune, 1819, démissionnaire la méme année; Guillaumot pére, 1819-18283
‘Marquis d’Ourches, 1829-1831;
Jules Guillaumot, 1831 + 1832;
Grau de Saint-Vincent, 1832-1848;
Badin, 1848-1876;
Dietterlé, 1872-1882;
Badin (Jules) fils, 1882.
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