‹ La tapisserieChapitre 164 sur 182 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

les portraits de Beaudouin de Flandre, entouré de s<

femme et de sa fille, et de Jeanne de Constantinople, placée entre ses deux maris, d’aprés Arnould de Wuez Wernier mourut en 1738; il trouva un successeur dans Francois Boucher; ce maitre réussit 4 maintenir a la fabrication lilloise sa grande et légitime réputation jusqu’au dernier tiers du xvmr’ siécle. On fait notamment honneur a Boucher de l’Histoire de Psyché; en | cing piéces, exposée en 1867 au. Champ de Mars1.-

A Cambrai nous trouvons un atelier, peut-étre simplement un métier, installé en 1724 par Jean Baert et son fils, avec un subside du Magistrat. Le principal ouvrage sorti de latelier cambrésien est la tenture de fleurs et de paysages exécutée en 1752-1754 pour |’hétel de ville, ou elle se trouve encore; on y fabriquait en outre des fauteuils et des chaises. Aprés avoir passé des mains de Jean Baert dans celles de son fils, puis dans celles du fils de celui-ci, atelier cambrésien, qui semble n’avoir jamais joui d’une grande prospérité, disparut au moment de la Révolution. En 1796, un arrété municipal nommait, mais seulement 4 titre provisoire, receveur-chef de Pune des barriéres de la ville,

‘le citoyen Baert, « ci devant manufacturier de tapisserie a la facon des Gobelins ?».

Gisors vit également se dresser, mais a ce qu'il

1. Houdoy, les Tapisseries de haute lisse ; Histoire de la fabrication lilloise, p. 97 et suiv., et Pinchart, Histoire générale de la Tapisserie; tapisseries flamandes, p. 51-53.

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