A. Durieux, les Tapisseries de Cambrai. Cambrai
semble pour peu d’années seulement, un métier de
haute lisse. En 1703, un ancien ouvrier de la manufac-
ture de Beauvais, Adrien Neusse, d’Audenarde, obtint du Magistrat l’autorisation d’y établir une manufacture de tapisserie de haute lisse « pour le bien du public ». En 1708, lartiste offrit a la ville le portrait de Louis XIV qui orne aujourd’hui le musée de Gisors. A partir de ce moment nous perdons ses traces?.
A Nancy, le duc Léopold (+ 1729) établit prés de son palais un atelier, qui eut pour principale mission de tisser les Batailles du duc Charles V, daprés les
cartons de Charles Herbel (+ 1703), et les Mois. Ces —
suites, aujourd’hui conservées dans le garde-meuble impérial de Vienne, sont presque toutes l’ceuvre de Charles Mitté. Une iabrique particuliére, dirigée par les fréres Durand, jeta en outre un certain éclat dans la capitale de Lorraine pendant toute la durée du xvime siécle >.
A cété des ateliers que nous venons d’énumerer, il convient d’accorder une mention a ceux de la Marche. Sans doute ceux-ci ne représentent pas les hautes traditions de art; dans un mémoire de 1717, les tapissiers d’Aubusson et de Felletin reconnaissent eux-
1. Baron Davillier, Une manufacture de tapisseries de haute lisse & Gisors sous le régne de Louis XIV. Paris, 1876.