CHAPITRE Ms
histoire de Don Guichote. @aprés Proeacciit Suite... : qui fut remise jusqu’a trois fois sur le métier!. : Dans le dernier tiers du xvi siécle, Pexécution des cartons de Goya, la série de quarante-cing piéces connues sous le nom de Los Tapices, valut une oak réputation a la manufacture de Santa Barbara ?, « Rompant nettement avec la tradition, et laissant de cété tout le -vieil appareil mythologique, Goya, nous dit M. Paul -Lefort, ne peignit pour ces cartons que des sujets empruntés a la vie nationale : danses,. jeux, assemblées joyeuses ; tout cela spirituel, vif, pittoresque, trés mou-- -vementé, bien: groupé, sélevant sur des fonds cham- -pétres ou baignant gaiement en pleine lumiére®. » : . Fermée en 1808, lors de Ventrée des Francais a - Madrid, la fabrique de Santa Barbara fut ‘rétablie en 1815. ie eat gee : 2 o : .
i / L)Alemagne compte, au xvmle siécle, ene Fcliees de haute et de basse lisse, la plupart dirigés par des artistes francais, principalement des réfugiés. La manufacture de Munich, rétablie vers 1718, subsista jusqu’ au commencement i ce siécle-ci. Nous cite- terons parmi ses tapissiers deux maitres dont le nom — : décéle une origine frangaise, Chédeville et Santigny. L’Histoire des ducs de Bayiere (1 1732-1746), leTriomphe le Bacchus (1769), le Triomphe de Flore, d’aprés Chrétien Winck: (1774), le Banquet des dieux (1802),
3, D. G.'Cruzada Villaamil, Los tapices de Goya, Madrid, 1870, p. 76 et suiv. :
PR Voy. Ch. Yriarte, Goya, p. 97-99.
mi De Te Aes. Peintres, Ecole espagnole, p. 4.
\ tapissiers attachés a la mance A Berlin, Pierre Bbescier le fondateur de la manu
a son tour pour successeur son fils Pierre Barrobo: Plus tard, nous trouvons a la téte de la manufa ture Charles Vignes, qui fit surtout travailler en basse lisse et qui detraya de tentures toutes les cours du Nord. A un certain moment, en 1736, Vignes occupa, affirme-t-on, jusqu’a 250 ouvriers. L’établissement sul
sistait encore en 1769.
Dresde semble avoir également pdssédé un atelier de tapisserie. On voit, dans le palais de Courlande, les Adieux du prince Frédéric-Auguste a son pere le roi de is Saxe, avec la signature « P. Mercier, 4 Dresde, 1716,» et la Réception du prince F rblorigs - Auguste par Louis XIV a Versailles, avec la méme signature et la i date 1719. k ~ 5 Dans le dernier quart du xvin* siecle encore, Dart Gee : la haute lisse jouissait en Allemagne d'une vogue assez ih 3 grande pour qu’un atelier put fonctionner avec succés — dans la petite ville de Heidelberg (1786). a Tel était & cette époque, dé autre coté du Rhin, le prestige de notre grande manufacture nationale, que Je mot de Gobelin devint synonyme de tapisserie de haute — ou de basse lisse; il a conserve Jusqu ‘aujourd’hui eats signitication. Y : amiss =
Le gouvernement anglais ne semble avoir rien fait, —
GHAPITRE.XV,.
1 xvi siécle, , Pour remettre en 1 honfeur la fabrication —
sur la pee ville de Mottlaice, “Mais os es se - livrérent a des tentatives plus ou moins couronnées de
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y a Soho, on Uonaue en 1758 une suite de paysages qui orne aujourd’hui le palais de Northumberland. Une autre fabrique, établie 4 Londres sous la direction de P. Saunders, mit au jour une suite - de -sujets orientaux d’aprés Le ‘Princes:
~ Quant a la fabrique établie, vers “he: taitica du xv siécle, a Fulham d’abord, a Exeter ensuite, nous ne nous en gece tons ee On sait en effet a
La fabrique de tapisseries de Saint-Pétersbourg est une création de Pierre le Grand. Les auxiliaires auxquels recourut l’autocrate furent, comme toujours en : -pareil cas, des artistes des Gobelins (1716) °. En 1755, Padministration de cette fabrique, jusqu’alors rangée dans les attributions de la cour, fut confiée au Sénat.
1. Ce renseignement m’a été obligeamment communiqué par M. Dautzenberg-Braquenie, qui a relevé sur la suite en question, composée de quatre piéces, la signature « P..Saunders, London.» 2. Voy. le Bulletin de la Société ae pA de.. LOU Ge t. I, p. 95-99 et p. 126.
3. Le Cabinet historique, 1856, p. 188, et Dussieus, les Artistes a dgerraise Teranger, éd. de. 1876, ie TOE ose: ee se
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En 1766, on créa pour la diriger un bureau ‘epécial.. En 1777 et en 1778, plusieurs haute lissiers de Bruxelles allérent en renforcer le personnel!.
-Le musée des voitures impériales de Saint- Péters-
bourg renferme treize tapisseries provenant de la fabrique impériale : nous citerons parmi elles des compo- — sitions mythologiques d’aprés le Guide, et les person= ~~ nifications de l’Asie et de Amérique. ; M. Dautzenberg-Braquenié veut bien me commu- | niquer la description de deux autres tapisseries provenant de la méme fabrique et conservées dans une collection particuliére : l'une d’elles représente un roi porte — par deux Maures (méme composition que la piece cor- > respondante des Gobelins, dans la Tenture des Indes); cest sans doute la cersonniheon de Afrique. Pour bordure,un cadre doré. Signature (en russe): A Saint- Pétersbourg, année 1741. Ecusson avec les lettres. P.-E. B. enlacées. La seconde piece a pour légende le mot Europe (en russe), dans un cartouche placé au milieu de la bordure inférieure. Les deux pieces se rat- — tachent donc 4 la suite des Quatre Parties du monde, dont deux autres piéces, nous l’avons dit, sont exposées ; au musée impérial des voitures de Saint-Pétersbourg.. Nous avons réservé pour la fin de ce chapitre l’étude d’ateliers qui autrefois éclipsaient tous les autres, de ces ateliers flamands qui, trois cents ans durant, formérent la personnification. vivante de la tapisserie congue dans le sens le pius large et le plus élevé,
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