CHAPITRE III
pas moins varié. A cété de dessins purement ornementaux, tels que fleurs, animaux, chérubins, motifs géométriques et autres, nous rencontrons la représentation des forces de la nature, des divinités, des héros; les ‘scenes mythologiques alternent avec les batailles ou les scénes de chasse; les images des dieux avec les portraits des souverains.
Considére-t-on cette forme de Vart dans ses rapports avec histoire, nous la trouvons associée a toutes les manifestations de la vie religieuse ou nationale. Ici, comme chez les Hébreux, elle joue le principal role dans la construction du sanctuaire, ou, comme chez les Athéniens, dans les cérémonies des Panathé- ‘nées; ailleurs, elle fournit aux vainqueurs les trophées dont ils pareront leur char triomphal et qu’ils suspendront dans les portiques de leur capitale. Entrevues princiéres, mariages, funérailles, il n’est point d’événement marquant dont on ne leur demande de rehausser Péclat, depuis V’apothéose d’Héphestion jusqu’a celle de Septime Sévére. A diverses reprises, son empire s’étend méme au costume. Chez les Assyriens et chez les Perses, comme aussi chez les Romains de la décadence, les étoffes aux riches ornements que portent les souverains sont-elles autre chose que des tapisseries en miniature?