‹ La tapisserieChapitre 29 sur 182 · Labarte, Histoire des arts industriels, t. Hl, p · texte numérisé non relu

Labarte, Histoire des arts industriels, t. Hl, p

Gos", LA TAPISSERIE.

de sentiers et de cours d’eau, et orné d’arbres et de fleurs printaniéres. La bordure, fort large, contenait des parterres, dans lesquels des pierres bleues, rouges, jaunes, blanches et vertes simulaient les fleurs. C’était de joyaux aussi que ]’on s’était servi pour figurer les cours d’eau et les sentiers, tandis que des fils d’or rendaient le ton jaunatre du sol,

On a longtemps cru que la conquéte arabe, en imposant partout l’étroite esthétique du Coran, avait encore restreint le réle de la pensée dans les arts plastiques et amené la proscription absolue de la figure humaine, Avant d’aborder la discussion de ce grave pro-

leme, constatons, avec Viollet-le-Duc, que l’art textile devait occuper une place prépondérante chez les Arabes, habitués, depuis un temps immémorial, 4 vivre sous des tentes, comme la plupart des peuples sémitiques, « Ils n’avaient d’autre luxe, ajoute Viollet-le-Duc, que celui des étoffes et des armes. Pour eux, le monument, comme pour les Juifs de ’époque primitive, n’était autre chose que la tente, la cabane, recouverte d’une étoffe précieuse; leurs habitudes ne pouvaient se faire a ces édifices aux surfaces bossuées, couvertes de saillies de sculptures, qu’ils rencontraient sur leurs pas, 1a ow les civilisations grecque et romaine avaient laissé de nombreuses traces. Ces statues, ces bas-reliefs, ces frises saillantes dans lesquelles s’épanouissaient de larges rinceaux mélés a des figures et 4 des animaux, devaient

1. Karabacek, Die persische Nadelmaleret Susandschird. Leipzig, 1881, p. Igo.

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