CHAPITRE Ix
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sont que parterres de marguerites, de violettes
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fraises; d’autres fois, des semis de campanules, de jasmins, de primevéres, d’un arrangement exquis, servent
de fond aux. figures, tandis que, dans la bordure, les fruits alternent avec les fleurs, et que des grappes de raisins et des touffes de cerises forment avec les hyacinthes et les myosotis des guirlandes éblouissantes de beauté.
Cette classe de représentations, dont les spécimens commencent seulement a sortir de Poubli, se distingue a la fois par la richesse de la matiére premiére (ils sont invariablement tissus d’or et de soie), le fini du travail, la vivacité du coloris, et surtout par la fraicheur des impressions. La composition y est d’ordinaire d’une extréme simplicité : Marie, assise, sourit 4 Denfant divin; les oiseaux chantent autour d’elle; a ses pieds, sur le gazon, les fleurs s’entr’ouvrent. On songe au printemps éternel chanté par les poétes.
L’examen de quelques tentures conservées dans une collection parisienne célébre permettra de toucher au doigt ces qualités, qui apparaissent pour la premiére fois au xv® siécle dans Vhistoire de la tapisserie, et qui nous ont valu tant de productions hors ligne. Dans Pune d’entre elles, la Nativité, ’enfant Jésus est étendu sur le sol, ayant a ses cétés, a gauche, la Vierge qui Vadore avec ferveur, saint Joseph et une femme agée, probablement son aieule, qui le contemplent avec ravissement; a droite, trois anges, au type charmant, quoique un peu irrégulier. Si dans cette partie du tableau l’artiste a fidélement suivi les regles de Viconographie sacrée, il a montré plus d’indépendance dans l’arrangement du fond : ici, deux femmes, en costume du xve siecle, debout dans embrasure d’une porte; plus loin, un berger jouant de la cornemuse; a Il’arriére-